Des vélos et un bateau

Saint Petersbourg, Russie, 12/06/2016

Vous aimez suivre nos aventures familiales à vélo ?

Et si vous suiviez aussi une grande aventure en bateau ?

Embarquez sur IA ORANA IV avec la famille Behaghel !

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Ce sont de très bons amis, une belle famille avec 4 enfants de 2 à 9 ans et ils vont partir à l’aventure en voilier !

Vous pouvez voir leur site web ici : IA ORANA et nous vous recommandons chaudement de vous abonner à leur journal de bord (tout en bas de leur site).

Message privé : Anne-Laure et Momo, que la One Eye’titude soit avec vous !

Les Cham à vélo

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En passant

Le jour où tout a commencé

Bord du lac Baïkal – Russie, 27 mai 2016

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Vous êtes en plein dans l’organisation de vos vacances d’été, certains comme Virginie (voir commentaires en page d’accueil) ont prévu un voyage en vélo et en famille.

En voilà une excellente idée!

Voilà comment tout a commencé pour nous :

Prologue:

Juin 1999 : Nous nous sommes rencontrés, puis il est parti à vélo, avec son meilleur ami, parcourir le monde pendant 10 mois. Après plus de 18000 km, dont quelques centaines que j’ai parcouru avec eux en Syrie et Jordanie, il est rentré finir ses études. Puis nous nous sommes dits « oui » et nous nous sommes dits aussi, qu’un jour, nous repartirions avec les enfants que nous espérions !

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An 2000: Antoine et Olivier à la frontière Inde-Népal

1/ Été 2011 – Canal du Midi : Carcassonne-Béziers / 5 jours – 100 km, rien que ça!

En famille, tout commence l’été 2011. Albane a presque 2 ans. Elle peut donc passer un peu de temps dans un siège bébé sur le porte-bagages ou dans une carriole accrochée au vélo d’Antoine. Joseph aura 5 ans en novembre. Il sait faire du vélo tout seul mais il ne peut pas encore parcourir de longues distances. Il sera donc relié au vélo de Géraldine par une barre d’attelage (Trailgator). Inès a bientôt 7 ans. Elle est capable de parcourir 20 km seule sur du plat et en sécurité quand il n’y a pas trop de voitures. Nous choisissons donc de rouler le long d’un canal. Le plus près de chez nous, c’est le Canal du Midi.

Pour cette première aventure familiale, nous « blindons » l’organisation: réservation à l’avance de toutes nos nuits en chambres et tables d’hôtes: le grand luxe! Et le midi : pique-nique, facile.  Établir les étapes à l’avance constitue un avantage (rien à se préoccuper pendant le périple) et un inconvénient (impossible de faire évoluer le trajet en cours de route). Ainsi parés, nous sommes partis de chez nous avec nos vélos habituels (n’importe quel vélo type « Décathlon » en bon état fait largement l’affaire), une carriole (achetée sur E-bay moins de 100 euros), une paire de sacoches pour nos vêtements, la trousse à pharmacie, le matériel de réparation, quelques ustensiles de cuisine pour les pique-niques et nos gourdes.

Quel sentiment de liberté en quittant la maison à vélo, direction la gare de Montpellier. Après avoir descendu et remonté avec nos 4 vélos, les habituelles marches pour passer sous les voies de chemin de fer, nous installons les montures au lieu indiqué dans le TER.
Nous descendons à Carcassonne et c’est partie pour une belle promenade le long du canal, hors du temps et en plein air. Après 5 jours de découvertes tranquilles, le classique genou écorché pour Inès et de beaux souvenirs dans la tête, nous reprenons le train à Béziers pour Montpellier.

Quand l’année d’après nous avons demandé aux enfants quel genre de vacances ils voulaient, ils ont été unanimes: faire du vélo!

2/ Été 2012 – canal de la Marne à la Saône: Saint Dizier – Langres / 7 jours – 200 km, oh oh on s’envole!

Et c’est reparti! La configuration avec les vélos est restée la même (Albane 3 ans, Joseph 6 ans, Inès 8 ans). Mais nous souhaitons plus d’autonomie et embarquons avec nous une vieille tente, de fins matelas mousses, des duvets, un réchaud et la popote. Tout cela ira alourdir la carriole et une paire de sacoches plus grandes que l’année passée.

Cette fois, nous avons atteint notre lieu de départ en voiture. Nous la garons sur le parking de la gare de Saint-Dizier. Il suffira à l’un de nous de prendre un train depuis notre ville d’arrivée pour venir récupérer le véhicule.

Pendant la balade, nous avons alterné les campings (sans réserver) quand il y en avait, et les bivouacs sauvages ou semi-sauvages quand ils sont proches d’habitations. Dans ce dernier cas, nous demandons toujours l’autorisation aux voisins les plus proches et bénéficions ainsi de leurs conseils, d’une sorte de protection et souvent aussi d’un coup à boire, d’eau potable, d’une douche ou de je ne sais quelle autre belle surprise…

Pour les visites, nous avions parfois identifié un site à découvrir, parfois eu le plaisir de découvrir des lieux intéressants non prévus au programme. Il n’est pas toujours facile de trouver où poser vélo et bagages le temps des visites mais en général, il y a toujours une solution.

Pour l’orientation, nous avons utilisé des cartes routières et touristiques pour situer les villages traversés et anticiper les ravitaillements, campings ou petits restos.

En moyenne, nous avons fait 25-30 km par jour, en fonction de l’endurance des enfants. De temps en temps, Joseph pédalait seul. Albane alternait entre le siège bébé et la carriole derrière Antoine. Le canal était désert, les chemins de halage bien goudronnés parfaitement entretenus avec des zones d’arrêt pour les péniches, où nous pouvions bivouaquer. C’était paisible et ressourçant.

Et l’année prochaine, qu’est ce qu’on fait ? A l’unanimité: on recommence !

Antoine se plaît à dire que le voyage à vélo c’est comme une drogue, une fois que tu as commencé tu ne peux plus t’arrêter…

3/ Été 2013 – canal des Houillères de la Sarre puis canal de la Marne au Rhin: Sarrebruck (Allemagne) – Gondrexange – Strasbourg / 8 jours – 200 km

Cette fois, nous laissons notre voiture dans la banlieue de Sarrebruck. Nos bicyclettes ont fait la route sur un porte-vélos arrière pour les plus grands et dans le coffre pour les plus petits. A la fin du périple, à Strasbourg, nous prendrons, avec nos vélos, un train pour Sarreguemines  et rebrousserons une petite partie de notre chemin pour retrouver notre voiture à Sarrebruck.

Cette année nous avons une toute nouvelle tente ultra légère 4 places (Merci les amis pour ce beau cadeau d’anniversaire de nos 10 ans de mariage!). Les enfants sont encore petits et la tente suffisamment grande. De toutes façons, les tentes de rando légères n’existent pas vraiment pour une famille de 5 ! Au final, cette tente pour 4 nous accompagne encore aujourd’hui. C’est normalement la « tente des enfants », mais il nous arrive de tous dormir dedans, quand nous avons la flemme de monter la « tente des parents »!

A 7 ans Joseph n’utilise plus la barre de traction. Albane a 4 ans et profite encore du confort de la carriole, mais elle est maintenant trop grande pour le siège bébé. Et pour Inès, 9 ans, ça roule chargée (sur le porte-bagages, pas dans les veines !). Au total, nous emportons la tente, 4 tapis de sol, 5 duvets, la popote, les vêtements, la trousse de toilette, la trousse à pharmacie et le set de réparation. Tout cela tient dans 3 paires de sacoches et la carriole.

Cette balade à travers l’Alsace a été magnifique, calme, et parfois humide! Mais circuler sur du plat dans l’Alsace Bossue, les étangs, la forêt, les rues de Strasbourg, c’était loin d’être monotone!

(Des supers guides vélos .pdf pour ces canaux ici et là)

Alors les enfants, que diriez vous de quitter les canaux français pour les pistes cyclables du plat pays ?

4/ Été 2014 – la Hollande de Utrecht à Utrecht/ 300 km – 9 jours

Cette année là, nous avons testé la pluie et le vent! Mais on a joué encore la sécurité avec les nombreuses pistes cyclables que compte la Hollande. Dans ce pays, impossible de faire des bivouacs sauvages. Heureusement, les campings (essentiellement pour caravanes ou mobilhomes) sont partout. Avec notre petite tente, on faisait souvent office de martiens! Nous avons abandonné notre voiture sur le parking de notre 1er camping, où nous reviendrons 9 jours plus tard.

Maintenant c’est au tour d’Albane, 5 ans, de profiter de la barre de traction, même si elle réclame régulièrement de pédaler seule, ce que nous lui accordons pour 2-3 kilomètres de temps en temps (car le rythme est encore vraiment lent sur son mini-vélo). La carriole est toujours de la partie et nous permet de stocker nos affaires de camping. Joseph et Inès portent des affaires également.

Pour ce périple, la pluie nous accompagnera tous les jours brièvement, l’occasion de mettre les vêtements de pluie et d’apprendre à relever les shorts pour ne pas trop les mouiller. Le vent sera aussi bien présent pour nous sécher, nous déséquilibrer ou nous ralentir… Nous ferons nos premiers tests de résistance! Deux principaux souvenirs :

  • la circulation très difficile entre les vélos à Amsterdam
  • la traversée de l’Ijsselmeer par la digue entre Enkhuizen et Lelystad, où nous avons du affronter la pluie battante et le vent de face sur 30 km, puis monter la tente dans les toilettes du camping pour ne pas la tremper et finir la journée en beauté par un super resto « a volonté » !

La suite, bien sûr, vous la connaissez.

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 Pour ce périple actuel:

– Nous n’avons fait aucun entraînement physique spécifique.

– Nous avons investi dans des vélos plus solides et résistants aux voyages au long cours et dans du bon matériel (sacoches, matos de camping, photo, électronique, vêtements « outdoor », …)

– et surtout nous avons décidé de nous lancer pour aller un peu plus loin!

IMG_0004Si vous souhaitez vous aussi commencer votre aventure, je vous conseille notamment:

– d’y aller gaiement avec ce que vous avez sous la main et de faire des premiers périples ultra simples et faciles.

– de lire le « Manuel du voyage à vélo » publié chaque année par l’association CCI (Cyclo Camping International)

– Et surtout de venir partager un bout de route avec nous cet été, nous serons en France au mois d’août et nous avons prévu des étapes tranquilles (et d’autres moins) ! Avis aux amateurs…

[Disclaimer] Les Cham à vélo déclinent toute responsabilité en cas d’addiction forte et compulsive à la pratique du cyclotourisme, seule, entre amis, en famille, à vélo, à tricycle, en tandem ou par toute autre moyen de locomotion à roues mue par la force humaine et cela sans aucune limite de territorialité particulière. Par contre nous assumerons bien de recevoir des photos de vos exploits !

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Et comme le disent si bien Aude, Christophe, Alice et Célia sur leur super carte : A chacun son style !

En passant

25 avril 2016 : 42,5 % mais tellement plus !

Karakorum, Mongolie, 25 avril 2016

Si cela se résumait à une question de temps, alors j’ai eu l’immense bonheur de vivre avec toi près de 42,5 % de ta vie. Chaque anniversaire qui passe, c’est autant de % en plus à tes côtés. C’est ça le vrai anniversaire pour moi ! Mais vivre avec toi c’est bien plus qu’une question de temps. Avec toi chaque seconde de bonheur vaut des heures et les heures de galère s’oublient en une seconde.
Le plus beau cadeau que je souhaite te faire en ce jour particulier, c’est de t’écrire à quel point tu me rends heureux et de partager ce bonheur avec tous ceux qui te connaissent un peu, beaucoup ou même pas du tout (les malheureux!).

Je suis heureux et je t’aime parce que tu es forte et solide.

Il faut t’avoir vue au Montenegro, grimper courageusement un col en grelottant sous une jolie petite pluie glaciale; au Vietnam, arc-boutée sur le guidon et les mains crispées sur les poignées, par 37•C, pédaler sur une rampe à 12% en plein travaux; dans la cohue habituelle de la gare de Pékin, crouler sous les sacoches et défendre ta place au scanner à bagages; à la maison, décoller du papier peint ou faire de la peinture à 3h du mat avec ton ouvrier préféré; à Bamako, au Havre ou à Montpellier, mettre au monde nos enfants, sans piqûre mais en musique: Oui, avec ta carrure d’athlète éthiopienne, tu es forte et solide, tu es un vrai soutien pour toute notre famille.

Je suis heureux et je t’aime parce que tu es douce et patiente.

Je m’étonnerai toujours de ta capacité dans ce domaine notamment avec nos enfants. Quelle chance ont-ils que tu sois là pour contrebalancer efficacement leur papa un peu trop « speed ». Combien de fois as-tu su résoudre des difficultés en acceptant simplement de laisser du temps au temps ?

Mais c’est surtout à mon égard que ta patience m’épate le plus. Ceux qui me connaissent le mieux savent à quel point il faut parfois (souvent?) en avoir une bonne dose… Voilà 17 ans que tes inépuisables réserves nous sont d’un grand secours.

Je suis heureux et je t’aime parce que tu as une grande intelligence.

La vraie intelligence, celle de savoir vivre pleinement et d’accorder sa juste place à chaque activité.

Celle qui donne peu d’importance au matériel pour se concentrer sur l’essentiel. 

Celle qui place le respect de nos valeurs et la qualité des relations humaines au dessus d’une apparente sécurité ou de la recherche d’un confort qui est finalement, peut-être, un peu, beaucoup (trop?) inconfortable.

Celle qui rend modeste en nous rappelant que nous ne sommes pas sur Terre par hasard et que nous ne sommes qu’une petite partie d’un grand Tout.

Quand nous dérapons, tu es la première à recentrer nos vies sur ce qui compte vraiment et ça c’est la vraie intelligence.

Je suis heureux et je t’aime parce que tu es généreuse et attentionnée.

Pour toi la notion de partage est évidente, naturelle. Partager nos ressources, partager avec les gens que nous rencontrons, partager ce que nous vivons, autant d’occasions de faire grandir nos enfants avec cette belle valeur ancrée en eux.

Ton attention se porte aussi fortement sur le respect de la Nature et la préservation de notre belle planète. Au quotidien, tu agis dans ce sens et tu nous pousses à être plus cohérents avec nous-mêmes.

Je suis heureux et je t’aime parce que tu sais sortir de ta zone de confort pour vivre pleinement.

Bien sûr tu apprécies le luxe d’un bon lit douillet, mais hier encore tu dormais avec le sourire sur les planches en bois d’une yourte de 20 m2 coincée entre tes enfants, ton mari et les 6 autres membres de la famille qui nous recevait. Dormir dans le hall d’un poste de police au Cambodge, sur un carrelage trempé au Vietnam, quasiment sous un pont en Thaïlande, dans un pilotis au plancher douteux au cœur du Laos, ne t’empêche pas non plus de te réveiller avec toujours (ou presque) le sourire.

Tu apprécies de déguster des huiles d’olives raffinées dans un resto chic à Montpellier mais tu sais aussi apprécier le plaisir d’une soupe de nouilles lyophilisée dans une gargote crasseuse au fin fond du Guangxi.

Bref, tu as la joie de vivre et tu nous la communiques.

Géraldine, tu as plein d’autres qualités encore mais par respect pour ton humilité et pour épargner les lecteurs de ce billet qui pourraient s’en trouver jaloux, je me limiterai à en citer plus brièvement quelques autres, presque au hasard…

Tu rates parfois une tarte au citron … mais tu sais faire un vrai repas de fête avec ce que tu as sous la main.

Tu brûles parfois une casserole…mais tu fais toujours des bons petits plats.

Tu as la gentillesse de rire encore et toujours à mes blagues (ce qu’une de nos enfants ne fait déjà plus…).

Tu es toujours disponible pour nos familles, nos amis et les gens qui nous entourent. Quand une galère tombe sur tel ou tel de nos amis, je vois bien à quel point cela t’affecte et combien tu souhaites lui être utile.

Tu sais toujours trouver les bonnes activités pour les enfants, les bonnes sorties, le bon film à voir, le spectacle sympa, et ça, que ce soit à Bamako, Montpellier, Venise, ou bien encore à Yangshuo. 

Oh bien sûr, tu as aussi quelques petits défauts. Si, si, je t’assure… Mais je me demande s’ils ne sont pas là juste pour me permettre d’exercer un peu ma patience, de confirmer que notre histoire n’est pas qu’un conte de fée mais qu’elle est bien réelle et surtout de redécouvrir à chaque fois la force de mon amour pour toi. 

Mon Amour, je suis très fier d’être ton mari. 

Géraldine je t’aime et je veux t’aimer.

Merci pour ton amour qui fait de moi ce que je suis: un homme heureux, confiant et sans regret, un père comblé, aimant et sans crainte.

Je rends grâce à Dieu pour notre rencontre, ton amour, notre mariage et les enfants qu’Il nous a donnés d’accueillir.

Avec toi je n’ai peur de rien, même pas des hordes de cavaliers de Genghis Khan dans la neige ! Alors hop, au trot en famille pour aller découvrir les vastes étendues mongoles …


Bon anniversaire mon Amour !

Antoine  

PS: Comme j’ai pu constater que certain(e)s s’impatientent et comme je suis sûr que tout le monde veux te souhaiter un bon anniversaire, n’hésitez pas, chers lecteurs, à utiliser un petit (ou grand) commentaire pour ce faire !

En passant

L’arbre et la pirogue

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En passant

Ce qui compte… ne se compte pas

Et si vous vous offriez du temps à Noël?

Voilà un bel article rédigé par Frédéric, un entrepreneur français basé à Istanbul. Découvrant notre périple, il nous a adressé ce billet. Cela correspond tellement à notre état d’esprit que je suis heureux de la partager avec vous.

Voici l’article sur son blog :

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Cette fois-ci, c’est Frédéric, mon mari, qui prend la plume sur ce blog. Il a fondé sa société en 2004, alors qu’il vivait à Istanbul. Il vous explique comment il a donné plus de sens à son travail tout en privilégiant sa vie familiale. Bref, comment concilier sa vie personnelle, son travail et ses convictions écologiques…

En parallèle de mes activités professionnelles, j’ai la chance d’intervenir assez régulièrement via l’association 100.000 entrepreneurs dans des lycées et collèges sur l’entrepreneuriat et donc la prise de risque. C’est un exercice de style toujours intéressant car via cette intervention courte d’une heure devant une vingtaine d’élèves, je suis souvent amené à me poser des questions sur mes propres pratiques et le sens de mes actions / décisions.

Parfois les questions fusent : Pourquoi être parti à l’étranger ? Est-ce difficile ? Et si c’était à refaire ? … ou Combien vous gagnez ?  Cette dernière question d’apparence  « bâteau » et personnelle m’a en fait emmené beaucoup plus loin que quelques chiffres… Je m’explique : en fait, je me suis rendu compte que ce qui se comptait ne comptait pas tant ! En effet, à quoi sert de gagner une fortune si on ne peut pas en profiter ou utiliser ce fabuleux moyen qu’est l’argent pour des causes utiles ?

Pour la grande majorité d’entre-nous, utile signifie céder naturellement aux sirènes de la (sur)consommation, s’équiper du dernier modèle de 4×4 ou voyager au bout du monde pour “découvrir“ de nouvelles cultures, dans un club de vacances aseptisé et climatisé… Je partageais il y a encore peu ces “valeurs“, je suis aujourd’hui plus proche de celles de Pierre Rabhi et de sa sobriété heureuse .

Je considère aujourd’hui gagner très bien ma vie (même si c’est finalement peu comparé à la plupart de mes collégues chefs d’entreprises) car j’ai intégré une chose fondamentale : ce qui se compte ne compte pas ! Comme l’avait très justement expliqué Bronnie Ware, infirmière australienne qui, dans son livre magnifique et fort instructif  “Les 5 principaux regrets des mourants » , affirme que le 1er des regrets des patients à l’approche de la mort est : j’aurais aimé vivre ma vie à ma guise sans me conformer à ce que l’on attendais de moi, suivi de : j’aurais aimé travailler moins dur.  J’ai donc fait le choix, quitte à travailler moins et donc gagner moins,  de consacrer du temps à ce que je voulais vraiment faire.

Très concerné par le changement climatique, j’ai par exemple crée Natreeve afin d’inciter les entreprises à planter des forêts sur leurs terrains pour le bien être de leurs salariés et ainsi favoriser la biodiversité. Je contribue aussi à la protection des espèces en voie de disparition via l’ASPAS ou via 1% for the planet. De même, j’ai choisi d’être très présent pour mes enfants et consacrer du temps à ma famille. Pour formuler simplement cette idée, je dirais que j’ai cessé  de croire au fameux «travailler plus pour gagner plus» afin d’opter pour le «travailler mieux pour vivre plus» ! Le business as usual  (ou plutôt as before) a vécu !

J’ai bien conscience que ce parti pris est un vrai petit luxe de nos jours et spécifiquement actuellement avec une France qui compte plus de 5 millions de chômeurs dont 500 nouveaux tous les jours  ! Faire ces choix à mon âge est je l’avoue plus aisé après avoir “trimé“ plus de 25 ans pour me permettre aujourd’hui de choisir ce nouveau paradigme, bien éloigné de ce que j’ai cru toute ma vie : la réussite c’est gagner et travailler beaucoup ! Perdre sa vie à la gagner n’est donc pas une fatalité…

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La preuve en est que pas mal de mes amis, dirigeants comme moi d’entreprises (beaucoup plus importantes que la mienne) ont aussi  pris ce virage : Atemia, ForestFinance, Aubrac Investissements ou encore Utopies sont des beaux exemples de créateurs qui, sans compter leurs heures de travail, ont su se consacrer et s’épanouir dans d’autres activités ou causes environnementales. Certains ont fait d’ailleurs le même choix que nous : ils sont partis se mettre au vert dans les 2 sens du terme (à la campagne loin de la tyrannie et surenchère du « toujours plus »). Gardez donc toujours en mémoire ces mots lumineux de cet illustre inconnu, Sven Lindqvist, auteur du livre Exterminez toutes ces brutes  (que je vous recommande chaudement d’ailleurs) :

« Vous en savez déjà suffisamment. Moi aussi. Ce ne sont pas les informations qui nous font défaut. Ce qui nous manque, c’est le courage de comprendre ce que nous savons et d’en tirer toutes les conséquences. »

Alea jacta est !*

*Le sort en est jeté

Vous pouvez aussi voir l’article en cliquant sur le lien  http://www.savethegreen.fr/2015/05/04/ce-qui-compte-ne-se-compte-pas/

 

En passant

Attention cadeau empoisonné !

Plage de Ao Hin Kong – Koh Phangang – Thailande, le 3 décembre 2015

Bravo à tous les participants du grand jeu – concours !

Bien aidée par les suppositions de ses coéquipier(e)s, la grande gagnante est Benoîte ! Félicitations unanimes du jury.

Nous sommes donc bien arrivés à Koh Phangan pour une bonne semaine de vacances sans vélo après un joli parcours que nous ne manquerons pas de vous raconter dans des épisodes et photo-reportages à suivre.

Dans le hall de récupération des bagages de l’aéroport de Bangkok, les enfants ont aussi eu l’incroyable surprise d’être interrompus dans le remontage des vélos par Ba et Mamé ! Vous auriez dû voir leurs têtes quand ils se sont retournés et qu’ils ont vu leurs grands-parents. Il a fallu à certains un petit temps pour réaliser la situation ! Que du bonheur !

Nous exauçons le souhait de Benoîte, en vous adressant quelques-unes de nos premières photos en exclusivité :

[DISCLAIMER] Les photos qui vont suivre peuvent heurter la sensibilité des plus nostalgiques des vacances. Nous déclinons toute responsabilité en cas de perte de motivation professionnelle et/ou crise d’angoisse liée à la perspective de vacances trop lointaines…

En passant

Devinez où nous sommes … et avec qui?

Jeu sans obligation d’achat, 1 seule participation par commentaire et par personne de 3,1 à 333 ans. Règlement non déposé chez maître Capello huissier de justice à Paris.

Bonne chance et essayez d’être le plus précis possible!

PS: Délit d’initié interdit !


En passant