La Finlande en images

Et voici les photos pour accompagner l’article « Finlande en mode Facebook »

Bon visionnage et à bientôt pour découvrir avec nous l’Estonie, la Lettonie et un petit bout de la Lituanie !

Les Cham à vélo

Publicités

Image

Finlande en mode Facebook

Nous avons aimé :

 

  • Entrer en Finlande sans avoir besoin de visa, ni de coup de tampon et cela sans attente avec le guichet dédié « passeports Union Européenne ».
  • Se sentir un peu de retour « à la maison ».
  • Transpirer en famille au sauna avant d’aller s’immerger dans un lac d’eau froide très vivifiante, comme de vrais Finlandais.
  • Déguster les délicieuses fraises des bois le long de notre chemin, juste après une belle averse.
  • Bivouaquer au bord de lacs splendides et profiter de lieux aménagés avec barbecue, ponton ou plage et parfois même une jolie petite barque !
  • Être accueillis par Kristiina (Warmshowers) dans son appartement à Helsinki et bénéficier de ses conseils pour notre parcours dans les pays baltes.
  • Circuler sur des kilomètres de pistes cyclables et pouvoir « rentrer » dans la capitale du pays sans souffrir sur des routes inadaptées au vélo.
  • Écouter le silence, ou juste le cancannement étonnant des canards locaux, et surtout ne plus entendre ni klaxons, ni aboiements à longueur de journée !
  • Ne plus voir de déchets, bouteilles et autres canettes au bord des routes et pédaler à travers une nature absolument magnifique et apparemment très bien respectée par ses habitants.
  • Profiter d’une journée de pause et se balader sur L’île de Suomenlinna, en face d’Helsinki, dans les murs de l’ancienne forteresse ou entre les canons qui pointent vers la mer.
  • Pouvoir enfin se faire comprendre en Anglais y compris avec les jeunes Finnois et découvrir que nos enfants sont de plus en plus à l’aise dans la langue du Brexit.
  • Et même…Faire ses courses dans des supermarchés bien approvisionnés, avec pleins de fruits, de légumes et du bon saumon … et de gros pots de glace !

 

Nous avons moins aimé:

 

  • La météo incertaine et les grosses douches tous les 30 km surtout au début de notre parcours.
  • Affronter le vent de face sur quasiment tout le trajet et découvrir que le Sud de la Finlande n’est pas vraiment plat.
  • Payer le camping pour planter la tente à notre arrivée dans le pays, parce que trempés et en milieu urbain, nous n’avions pas d’option facile pour du camping sauvage et n’étions pas encore bien rodés pour chercher un jardin chez l’habitant.
  • Cohabiter de nouveau avec nos amis moustiques et être obligés de s’asperger d’insecticide parce que décidément ils nous aiment beaucoup trop !

Commentaires et parcours

de Jürmala – Lettonie, 08 juillet 2016

Salut à toutes et tous,

Nous profitons d’un jour « off » pour répondre à tous vos commentaires sur nos différents articles et pages. Et vous nous avez gratifiés d’un grand nombre de messages ces derniers temps. Merci, Merci !

Nous avons répondu à presque tous vos messages, même ceux qui datent de début juin. Honte sur nous pour ce manque de réactivité…

Nous avons répondu (et parfois plusieurs fois) à :

Guillaume, Manue, Chris, Les Certoux, Benoîte, Myriam, Marion, Bâ et Mamé, Elsa, Monique, Mireille, Pierre, Lilly, Sylvia, Patrick, Gil, les Lahetjuzan, Benoît, les San Juan, Léonie, Pascalle, Isabel, Cécile, Denis, Célia, Denis et Nancy, la famille Hyvernat, la « fan zone », Vincent et Benoît, Sarah, Sabrina, Géraldine, Sébastien Mathis et Maëlle, Françoise, Jean, Nathalie, Thomas, Adèle, Marie-Reine et Bertrand, les Dutherage, Anne-Laure, Christophe,

Vous trouverez nos réponses dans les articles où vous avez laissé votre commentaire :

Et si nous vous avons oubliés… et bien dites-le nous et nous trouverons à coup sûr le moyen de nous faire pardonner !

Nous avons aussi mis à jour la carte de notre trajet ici.

A bientôt pour notre prochain article sur la Finlande …

 

 

10 000 km dédicacés à vous tous!

1 er juillet: 10 000 km !


Nous sommes tous les 5 très heureux de partager cet instant avec vous. Vous qui nous lisez depuis plus de 10 mois. Ces 10 000 km vous sont spécialement dédicacés.

Merci d’être à nos côtés, de nous laisser des commentaires, de répondre à nos sondages, de nous encourager ou tout simplement de lire nos articles !

Pour fêter ces 10 000 km dignement, nous avons eu la chance de rencontrer le jour même Andjali et Camille, un couple de cyclos français qui sont sur la route depuis 13 mois (voici leur blog ici). Nous avons partagé avec eux la soirée au bord de la plage et un petit resto ce midi juste après avoir passé la frontière entre l’Estonie et la Lettonie.


Bref, la vie est belle !

La Russie en images

Voici comme promis le diaporama « Russie ».

Bon visionnage !

Image

Nuit blanche à St Petersbourg

De Tallinn , 28 juin 2016

Après la matinale de Moscou (cf. Article Moscou), la nuit blanche de St Pétersbourg…

Vous ne devinerez jamais comment s’est passé l’achat des billets de train pour aller à St Pétersbourg ?

Pour ceux qui le souhaitent vraiment, relire l’article « Nos aventures ferroviaires en Russie »… Mais il y a eu quelques nouveautés depuis, que je ne résiste pas à vous livrer.

Munis de nos différents billets (encore une fois obtenus de haute lutte avec le coup du GAB et tout et tout …) nous sommes arrivés à la gare 2 heures à l’avance pour parer à toute éventualité.

Hé, nous ne sommes pas des imbéciles hein! Il y a plusieurs gares à Moscou, nous le savons. Nous sommes allés à la gare Léningradski. Celle où nous avons acheté les billets 2 jours plus tôt. Celle où les trains pour St Pétersbourg partent.

Et bien notre train à nous, il avait décidé de partir d’une autre gare… à 2 km de là… La gare de Kurskaya !

Nous voilà partis pour un trajet sous des trombes d’eau et avec la batterie du téléphone GPS en rade (loi de Murphy) pour arriver douchés à la bonne gare.

Séance démontage, emballage des vélos dégoulinants, sourires à tout va, encastrement des vélos au fond du wagon (nous sommes dans le dernier du train, youpi !)

Nous n’avons que 8 heures pour faire connaissance avec nos voisins, avant d’arriver à minuit à St Pétersbourg (et oui là encore nous n’avions pas beaucoup de choix pour le train…)

A cette époque de l’année, ici, les nuits sont dites « blanches », parce qu’elles sont en grande partie claires comme au petit matin ce qui est un avantage certain. Toutefois de minuit à deux heures du mat, c’est encore un peu sombre, surtout cette nuit où il y a de gros nuages qui déversent des seaux !

Nous vidons le train de nos 4 vélos, 20 sacoches et 3 enfants plus ou moins profondément endormis selon les âges. Nous remontons les vélos sur le quai et en famille, sauf Albane qui poursuit sa nuit sur sa selle-fauteuil.

Il est maintenant minuit et demi, avec un habillage version « pêcheur breton », frontales et gilets jaune s en plus, nous nous élançons pour 17 km, sous une pluie intense, à travers les rues de l’ancienne capitale de Russie.

Ça ne va pas être une partie de rigolade! Mais le sourire est là et les enfants veulent relever le défi pour rallier un appartement, dont les clés nous ont été prêtées par Denis (Warmshowers). Nous l’avons croisé 2 jours plus tôt à Moscou. N’étant pas à St Pétersbourg aux mêmes dates que nous, il nous a remis les clés de son domicile une heure après nous avoir rencontrés. Merci pour sa confiance et sa générosité!

Avec Denis à Moscou

Avec Denis à Moscou

1h du matin : nous sommes trempés, frigorifiés et les paupières commencent à se faire lourdes. Sur la route, quelques voitures nous ont copieusement aspergés. Mais Inès et Joseph sont toujours devant et motivés par le challenge! Albane, quant à elle, poursuit tant bien que mal sa nuit un peu arrosée. Ils nous impressionnent.

2h00 du matin: nos 4 vélos sont enfin dans l’appart. au 4ème étage ! Les enfants sont couchés, heureux, ils ont réussi. Et nous, nous sommes très fiers de nos loulous. Le sommeil nous emporte tous, alors que le retour du soleil se fait déjà sentir.

PS: Nous aurions encore voulu vous raconter tant de choses sur notre périple en Russie: l’incroyable aisance des enfants russes dans leur rapport avec les adultes, la qualité de m… des produits manufacturés à l’inverse des produits artisanaux, la pauvreté des rayons des magasins, la richesse des paysages, la rusticité des habitations, la sophistication des églises orthodoxes, la quantité phénoménale d’Isbas qui ont brûlées dans chaque village, la taille XXXL des canettes de bière…

Mais assez de textes, c’est promis le prochain article sera l’habituel diaporama du périple dans le pays !

Nos aventures ferroviaires en Russie

de Helsinki, 24 juin 2016

1 mois.

C’était la durée de notre visa russe.

Durée chèrement acquise : 100 dollars par personne. Soit le prix du visa (dont nous ne saurons jamais exactement la valeur) et le coût de l’intermédiaire obligatoire qui fait les démarches (fastidieuses) pour vous.

1 mois pour traverser la Russie

1 mois pour traverser la Russie

Nous avions donc 30 jours pour faire le parcours de Michel Strogoff à l’envers: Traverser la Russie de la Sibérie à Saint-Pétersbourg.

Nos petits mollets ne suffisant pas pour avaler les milliers de kilomètres, nous avons donc eu la chance de voyager dans le fameux transsibérien entre Irkoutsk et Moscou puis entre Moscou et Saint Pétersbourg.

Parcours du Transsibérien

Parcours du Transsibérien

L’aventure commence avec l’achat des billets de train à la gare d’Irkoutsk. Les joies de l’alphabet cyrillique et la totale méconnaissance de l’anglais par le personnel de la gare rendent cette étape particulièrement complexe:

  1. Trouver le bon guichet.
  2. Faire la queue ½ heure.
  3. Motiver la préposée de service qui t’explique qu’elle ne comprend pas l’anglais et qu’elle ne souhaite, ni faire de progrès en la matière, ni chercher à comprendre ce que tu baragouines en pseudo-russe.
  4. Une fois la préposée en (à peu près) bonne disposition, lui indiquer tes souhaits de trajet, découvrir qu’il n’y a plus beaucoup de places (nous n’aimons pas nous y prendre à l’avance…)
  5. Donner son accord pour les billets qu’on nous propose en ayant à priori compris que nous serions tous dans le même train et en croisant les doigts pour que nous soyons aussi dans le même wagon (le trajet dure 4 jours quand même…)
  6. Attendre 35 minutes pour l’édition des 5 malheureux billets par la préposée qui semble recopier consciencieusement tout le contenu de chacun de nos passeports en nous demandant tous les 3 mots si les lettres qu’elle frappe sur son clavier sont bien les bonnes (et oui écrire en latin avec un clavier cyrillique c’est sympathique)!
  7. Indiquer que l’on va payer avec sa carte Visa puisque il y a là, sous nos yeux, un magnifique terminal à carte avec les logos VISA, Mastercard, etc.
  8. Comprendre que le terminal ne fonctionne pas et demander où se trouve un beau DAB pour chercher du liquide.
  9. Courir jusqu’au DAB.
  10. En même temps que la composition de son code, faire une petite prière pour que l’appareil fonctionne.
  11. Constater l’efficacité de la prière et récupérer les roubles en papier.
  12. Revenir victorieusement et payer les billets.
  13. Après la réception des billets, souffler un coup parce que oui, nous sommes bien tous dans le même wagon. Même si c’est avec des numéros de couchettes qui varient du numéro 2 au numéro 48 !
  14. Après avoir soufflé, prendre son plus beau sourire et dire le mieux possible un des rares mots de russe que l’on maitrise « Véloziped » en affichant 4 jolis doigts devant la vitre.
  15. Comprendre que pour ce type de bagage, il faut s’adresser à un autre guichet et recommencer toutes les étapes 1 à 6

Ça y est nous avons nos fameux sésames ferroviaires dans les mains. Il ne nous reste qu’à attendre sagement le départ de notre train le lendemain à …minuit !

Le jour J, 3 heures avant le départ de la locomotive :

  1. Chevaucher les vélos à travers les festivités actuellement en cours à Irkoutsk
  2. Saluer la foule comme un prince en passant sous les ponts juste avant le lancement du feu d’artifice

    La foule massée pour notre passage !

    La foule massée pour notre passage !

  3. Arriver à la gare en sachant que ça va être une galère pour réussir à atteindre le quai et encore une autre pour réussir à faire rentrer tout notre barda dans le compartiment
  4. Commencer par se faire engueuler par l’agent de sécurité parce que le tandem est trop large pour le portique de détection.
  5. Constater qu’Albane dort profondément dessus
  6. Sourire (toujours sourire, ça ne mange pas de pain et ça simplifie beaucoup de choses…)
  7. Déplacer le poste de travail de l’agent et passer à côté du portique avec les vélos

    L'agent vérifie que sa table est bien à sa place...

    L’agent vérifie que sa table est bien à sa place…

  8. Rencontrer Masha, Sacha et leur petit Grisha, un couple de russes maitrisant l’anglais et voyageant avec des vélos pliants (trop facile ça).
  9. Avoir la joie de se dire que voilà des traducteurs qui vont bien faciliter notre installation dans le train.
  10. A l’affichage du numéro du quai, descendre et remonter les habituelles marches pour passer sous les voies.
  11. Une fois sur le quai, accepter que Géraldine serve de lit à Albane pendant que Joseph, Inès et Antoine démontent en un temps record les sacoches et les vélos.
  12. En traduction simultanée, rassurer la « provodnitsa » (responsable de voiture) sur notre capacité à démonter nos vélos de façon suffisante pour les coincer correctement dans les racks à bagages.
  13. Refaire la même opération avec les autres usagers du train qui s’inquiètent de voir tout ce métal au-dessus de leur tête.
  14. Apprécier l’aide essentielle de Sacha pour emballer, transporter et installer nos vélos correctement.

    Les vélos ont finis par trouver leurs places

    Les vélos ont finis par trouver leurs places

  15. S’assurer que rien ne reste sur le quai.
  16. Terminer l’opération juste avant le départ du train.
  17. S’asseoir, souffler et découvrir que l’on ruisselle de transpiration.
  18. Boire un litre d’eau.
  19. Bénir le ciel de nous avoir offert la rencontre avec Masha, Sacha et leur petit Grisha.

C’est parti pour 4 jours de huis clos à travers la Russie avec une cinquantaine d’autres passagers.

Au programme : discuter, manger, lire, dormir, jouer, apprendre, regarder le paysage et recommencer autant de fois que désiré.

La promiscuité des lieux facilite beaucoup les rencontres et les échanges. Le partage des tables, des deux prises électriques du wagon, l’utilisation des lits du bas pour s’asseoir, les sanitaires (propres du début à la fin du voyage grâce à l’efficacité des deux provodnistas), le remplissage des tasses d’eau chaude au samovar. Tout est source de contacts et d’échanges. L’ambiance est sympathique et les gens bienveillants les uns avec les autres.

Nous aurons entre autre l’occasion de discuter/jouer/manger/boire avec:

Nadia, une institutrice d’Irkoutsk qui va voir son père à Kiev et qui se fera un plaisir de faire faire des divisions à Joseph.

Joseph et son institutrice du moment

Joseph et son institutrice du moment

Timour, un jeune homme de 16 ans qui maitrise très bien l’anglais, à une haute estime de Marine Le Pen (un peu moins à la fin du trajet je l’espère…), se demande encore pourquoi Depardieu est venu en Russie (selon lui, il a sûrement été payé par Poutine) et trouve que le Uno est un jeu amusant.

Photo souvenir avec Timour (et Grisha qui s'est invité sur la photo)

Photo souvenir avec Timour (et Grisha qui s’est invité sur la photo)

Hélène et son fils Hilia ainsi que Sveta et son fils Denis avec qui les enfants découvriront les jeux de cartes russes et en échange leur apprendront les joies du Uno.

Partie de cartes

Partie de cartes

Sacha et Masha qui s’interrogent sur l’école à la maison, nous expliquent les méthodes pédagogiques en Russie, nous font une démonstration efficace de l’apprentissage de l’anglais avec support vidéo, que Sacha est en train de mettre en place (Joseph et Inès ont adoré), nous parlent du retour en force des religions dans la vie russe et nous montrent une vidéo sur leurs bains dans les lacs gelés.

Avec Masha et Sacha

Avec Masha et Sacha

Avec eux nous aurons aussi l’occasion de siffler quelques bières en comparant la qualité gustative des poissons séchés de la région de Novossibisrk (achetés lors d’un arrêt du train) avec le fameux omoul du Baïkal. Nos voisins de compartiment n’auront même pas un mot désagréable sur l’odeur infernal, que nous leur avons imposée pendant toute la dégustation. L’un d’entre eux viendra même nous offrir la moitié d’un gros gâteau pour finir en beauté notre repas. La provodnista, quant à elle, nous rappellera qu’il est interdit de boire de l’alcool dans le train, mais que si les bouteilles restent sous la table ça ira bien…Il est aussi interdit de fumer, mais si les fumeurs assouvissent leur besoin entre les wagons ça va. Et puis il ne faut pas mettre de multiprises sur celle du train, mais notre prise multi USB (6 appareils à la fois) sera admise pour le plus grand bonheur de tout le wagon…Comme me le résumera très bien Sacha : « En Russie tout est interdit, mais tout est permis, il faut juste savoir s’y prendre ! »

Quelques nouvelles russes de Dostoïevski, Gogol, Pouchkine et Tchekhov, ainsi que l’inévitable relecture de Michel Strogoff, et nous voilà arrivés à Moscou à 4 heures du matin dans la joie et la bonne humeur !

Arrivée à Moscou, photo souvenir avec Sacha et une des deux Prodovista

Arrivée à Moscou, photo souvenir avec Sacha et une des deux provodnista

Il est 5 h, Moscou s’éveille...

Il est 5 h, Moscou s’éveille…

 

27 Août : Le grand retour !

Petit à petit, tour de roue après tour de roue, nous voilà de plus en plus proches de la fin de cette première grande partie de voyage…

Nous serons de retour à Montpellier le samedi 27 août.

Il va de soi que nous serons très heureux de partager ces derniers moments avec ceux qui le souhaitent. Voici donc notre programme pour que vous puissiez choisir l’option qui vous va le mieux lors de nos 2 derniers jours:

retour carte

Option 1 : vous souhaitez vous aussi profiter des bienfaits du voyage à vélo sur plusieurs jours : Allez vite faire un tour sur la carte de notre trajet prévisionnel qui, une fois n’est pas coutume, est relativement précise  sur notre parcours de retour en France. Et dites-nous où vous souhaitez nous retrouver !

Option 2 : Vous souhaitez pédaler les deux derniers jours avec nous. Prévoyez-alors de nous retrouver le vendredi 26 aux alentours de Galician (30) pour profiter de belles pistes cyclables en Petite Camargue (environ 40-50 km). Le soir nous camperons à Notre-Dame de la Route à Palavas. Le lendemain nous rejoindrons tranquillement Montpellier pour pique-niquer au Parc Montcalm.

Option 3: Vous nous retrouvez samedi 27 matin à Notre-Dame de la Route à Palavas pour faire avec nous le trajet jusqu’au parc Moncalm (environ 15 km)

Option 4 : Vous nous retrouvez directement au Parc Montcalm Samedi 27 août à midi et demi pour partager avec nous notre dernier pique-nique.

Option 5 : (cumulable avec les autres options, of course) : Dimanche 28 à 11 heure, vous venez à l’église Notre-Dame de la Paix pour une belle messe d’action de grâce.

Option 6 : vous avez une autre idée en tête : parlez-nous en ou bien faites comme vous voulez, nous sommes fans des imprévus.

IMPORTANT : Seuls les histoires, les sourires, la bonne humeur et les encouragements éventuellement nécessaires seront fournis. Les différents repas/pique-niques seront tirés du sac et partagés. Pour la nuit du 26, prévoir tente, duvet, dîner etc.

Quand vous aurez fait votre choix, dites-le nous.

PS : Notre itinéraire a été mis à jour avec les deux cartes du parcours en Asie et la

carte de notre trajet de retour avec le prévisionnel. Nous avons aussi mis à jour la page d’accueil du blog

IMG_9913

 

Une journée de M… ou pas…

de Lappeeranta (Finlande), le 18 juin 2016

Bah oui ça arrive quand même !

(Récit de la journée du 3 juin)

Ce jour-là nous comptions relier le village de Nikola le long de l’Angara (unique exutoire du Baïkal) à Irkoutsk. Vite, vite, il est grand temps pour nous de rejoindre Moscou, car notre visa ne dure qu’un mois.

Pour cette étape, préparée un peu trop au dernier moment, notre appli favorite: openrunner, indique que la somme des dénivelés positifs est de 1100 m en 70 km!!! Du jamais vu pour nous! Ça ne s’annonce pas très très bien… Et en plus la pluie risque d’être de la partie, youpi!

Les montagnes russes !

Les montagnes russes !

Mais dans quoi nous sommes nous embarqués?? Et voilà les « tu vois je te l’avais bien dit »-« mais non, pas du tout »-« on aurait plutôt dû faire ci »-« mais non, fallait passer par là »… Qui font leur apparition. Bref on vous passe les détails !

Heureusement, à bien y regarder, Antoine découvre qu’il y a une liaison bateau vers Irkoutsk à 20 km de là, mais peut-être pas dès demain… Nous nous endormons, confiants.

A 9h, prêts à partir, nous cherchons auprès de l’hôtelière la confirmation pour le bateau.

– 1ère M… le service de navigation commence le 4 juin… c’est demain ! Impossible pour nous d’attendre, il faut vraiment qu’on prenne nos billets de train sans tarder car il n’y a apparemment plus beaucoup de places libres dans les trains.
Alors, coûte que coûte, nous nous engageons dans notre étape.

– 2ème M… le vent nous fait face. Et les conifères qui bordent la route ne semblent pas beaucoup amoindrir sa force.

30 minutes plus tard,

– 3ème M… il pleut et pas qu’un peu!!!!

Nous commençons à nous résigner, il est déjà 11h et il sera impossible pour nous de relier Irkoutsk aujourd’hui sans obtenir de l’aide. Allez c’est parti, nous nous préparons pour du camion-stop! C’est qu’il faut de la place pour emmener nos 4 vélos. Toute la famille « zieute » les camions de passage: trop petit, trop de sièges dans ce modèle-là, déjà plein, … Puis « Ah celui là c’est bon! » Nous faisons de grands signes. Le conducteur s’arrête: cool! Mais…

-4ème M… Il va à … 6 km d’ici et Irkoutsk est encore à 50 km. Ce n’est pas encore pour cette fois.
Les enfants râlent. C’est que nous commençons à être sacrément mouillés et le moral, comme la pluie, dégouline dans les chaussettes.

Pluie, vent de face et route "yoyo", manquerait plus qu'on crève un pneu ...

Pluie, vent de face et route « yoyo », manquerait plus qu’on crève un pneu …

Encore 2 ou 3 fausses alertes et puis après 30 km d’une route « en yoyo » harassante, le bon samaritain arrive, avec son vieux camion plateau vide, et ses 5 places à l’intérieur. Oui il s’arrête. Oui il va à Irkoutsk. Oui il veut bien nous emmener. Oui il nous aide à installer les vélos à l’arrière et à les sangler. Oui les enfants ont le sourire et nous aussi!

Joie et bonheur, ce camion était là pour nous !

Joie et bonheur, ce camion était là pour nous !

40 minutes plus tard, ayant pu apprécier les énormes côtes évitées, nous sommes à l’entrée de la ville. Nous proposons, sans succès, de participer aux frais de route, remercions chaudement notre sauveur du jour et lui offrons notre carte souvenir (qui fait toujours un effet du tonnerre). Une petite photo et hop nous avalons les 10 km restant pour rallier la gare d’Irkoutsk !

Notre bon Samaritain du jour. Spaciba !

Notre bon Samaritain du jour. Spasiba !

Voilà comment fabriquer un vrai souvenir familial !

Bleu russe

Il est là, au bout d’une longue route bordée de conifères. Il nous échappe encore derrière les fameuses montagnes russes que nous affrontons depuis ce midi.

Et puis voilà nous y sommes : devant le lac le plus profond du monde! Il nous tend les bras, sous un ciel franc au bleu si pur.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Signature éphémère

Où allons nous dormir ce soir? Devant le Baïkal ça c’est sûr! Deux, trois courses et une grande bière (pour fêter ça!) au « магазин » (magasin) du coin, puis nous partons à la recherche du meilleur spot pour passer la nuit. La journée a été rude, car outre la route qui ondule, le vent a soufflé fort et malheureusement il ne jouait pas dans notre équipe aujourd’hui! Alors après 70km et 5h de vélo, à bout de mollets, nous aspirons au repos.

Quelques baraques en bois, plus ou moins abandonnées surplombent le lac là-bas. Nous y allons. Celle-ci semble habitée, nous nous approchons. La barrière est fermée. Un chien gueule. Une porte s’ouvre. C’est André. Il est grand, imposant, un peu plus âgé que nous et vit avec ses vieux parents. Vraisemblablement on le bouscule, on le dérange. Eh! ce n’est pas tous les jours qu’il voit passer les Chamavélo! Il hésite, mais la tribu insiste, et finalement il ne mettra pas longtemps à nous ouvrir son bout de jardin qui tombe dans le Baïkal. Spectaculaire! Ce soir, encore une fois, nous ne pouvons douter de la présence de Dieu à nos côtés, ouvrant les cœurs et œuvrant pour notre bonheur.

Alors que le soleil plonge dans les eaux transparentes, notre hôte du jour nous apporte une table, des chaises, une grande bonbonne d’eau, l’électricité pour charger les téléphones, un samovar et même son gros manteau fourré, qui nous réchauffera les pieds toute la nuit. Le soleil n’est plus, le froid arrive, il est 21h et nous rentrons nous coucher dans nos deux « chambres » en tissu avec vue imprenable.

Au matin, le soleil est déjà haut. La chaleur emplit les tentes. Allez! Tous dehors! Nous rangeons les 8 duvets (nous avons dû en doubler certains en arrivant en Mongolie), la couverture, les 5 draps et les 5 matelas. Démontons les 2 tentes et remettons les 20 sacoches sur les vélos. De quoi se mettre en appétit pour un petit déj en « terrasse ». Entre temps, les enfants sont déjà sur la plage de sables et de galets. Au loin, nous apercevons les montagnes enneigées. Andrei vient à notre rencontre et nous « discutons » du chemin parcouru et à venir. Il nous soufflera l’idée de prendre le « Circum Baïkal train » pour éviter un fort dénivelé cent kilomètres avant Irkoutsk. Why not?

Il est l’heure pour nous de reprendre la route. Il est quand même 11h! Nous lui donnons notre habituelle petite carte de remerciement. Andrei, lui, nous offrira un petit tableau en bois représentant le Baïkal et sculpté par ses soins. Après la traditionnelle photo souvenir nous reprenons notre route.

Pendant une semaine, nous allons avoir le bonheur de longer cette immensité plane et silencieuse, alors que nous jouons au yoyo sur la route de montagne le long de ses berges. Nous allons planter la tente dans des décors grandioses, seuls au monde, mais jamais loin du train qui ceinture le lac au plus prêt. Nous allons déguster du омуль (Omoul) fumé ou séché, succulent poisson du Baïkal, qui se vend sur des petits stands le long du lac.

Nous ferons d’improbables rencontres au bord de la route:

Junus qui nous invitera à déjeuner avec son équipe d’eco-volontaires dans leur yourte en bois,

Louba, 8 ans, qui rentre du village en longeant la voie ferrée et qui s’invitera pour jouer et dîner avec nous,

Vladislav, la trentaine, vêtu comme un soldat russe des années 1920, tout en matières naturelles, qui marche de Vladivostok jusqu’à St Petersbourg avec un tout petit sac à dos et avec qui nous partagerons un pique-nique au bord du lac.

Notre « petit » tour du lac entre Boyarskiy et Kultuk se poursuivra en train au plus prêt du Baïkal dans le mythique Circum Baïkal train, 70 km en 5 heures!!! Là encore, on a le temps de profiter du paysage et de regarder les petites datchas perdues le long du lac. Alors on se dit que vraiment la Sibérie en hiver, avec le lac gelé, ça doit être quelque chose d’exceptionnel ! Arrivée à Port Baïkal nous trouvons une petite barque à moteur pour nous faire traverser l’Angara. L’aventure continue!

Demain nous avons encore 70 km pour rejoindre Irkoutsk, et la route ne s’annonce pas des plus faciles…A suivre!

Des vélos et un bateau

Saint Petersbourg, Russie, 12/06/2016

Vous aimez suivre nos aventures familiales à vélo ?

Et si vous suiviez aussi une grande aventure en bateau ?

Embarquez sur IA ORANA IV avec la famille Behaghel !

IAORANAIV.JPG

Ce sont de très bons amis, une belle famille avec 4 enfants de 2 à 9 ans et ils vont partir à l’aventure en voilier !

Vous pouvez voir leur site web ici : IA ORANA et nous vous recommandons chaudement de vous abonner à leur journal de bord (tout en bas de leur site).

Message privé : Anne-Laure et Momo, que la One Eye’titude soit avec vous !

Les Cham à vélo

En passant

De retour en Europe !

Après 81 heures de transsibérien entre Irkoutsk et Moscou, et le franchissement de l’Oural, nous voilà arrivés ce matin à 5h sur la Place Rouge ! Nous voilà donc de retour en Europe.

Notre périple en Sibérie au bord du lac Baïkal et nos 4 jours dans le transsibérien vont mériter au moins un article que nous ne manquerons pas de vous envoyer bientôt.

Le jour où tout a commencé

Bord du lac Baïkal – Russie, 27 mai 2016

IMG_9908

Vous êtes en plein dans l’organisation de vos vacances d’été, certains comme Virginie (voir commentaires en page d’accueil) ont prévu un voyage en vélo et en famille.

En voilà une excellente idée!

Voilà comment tout a commencé pour nous :

Prologue:

Juin 1999 : Nous nous sommes rencontrés, puis il est parti à vélo, avec son meilleur ami, parcourir le monde pendant 10 mois. Après plus de 18000 km, dont quelques centaines que j’ai parcouru avec eux en Syrie et Jordanie, il est rentré finir ses études. Puis nous nous sommes dits « oui » et nous nous sommes dits aussi, qu’un jour, nous repartirions avec les enfants que nous espérions !

25-01

An 2000: Antoine et Olivier à la frontière Inde-Népal

1/ Été 2011 – Canal du Midi : Carcassonne-Béziers / 5 jours – 100 km, rien que ça!

En famille, tout commence l’été 2011. Albane a presque 2 ans. Elle peut donc passer un peu de temps dans un siège bébé sur le porte-bagages ou dans une carriole accrochée au vélo d’Antoine. Joseph aura 5 ans en novembre. Il sait faire du vélo tout seul mais il ne peut pas encore parcourir de longues distances. Il sera donc relié au vélo de Géraldine par une barre d’attelage (Trailgator). Inès a bientôt 7 ans. Elle est capable de parcourir 20 km seule sur du plat et en sécurité quand il n’y a pas trop de voitures. Nous choisissons donc de rouler le long d’un canal. Le plus près de chez nous, c’est le Canal du Midi.

Pour cette première aventure familiale, nous « blindons » l’organisation: réservation à l’avance de toutes nos nuits en chambres et tables d’hôtes: le grand luxe! Et le midi : pique-nique, facile.  Établir les étapes à l’avance constitue un avantage (rien à se préoccuper pendant le périple) et un inconvénient (impossible de faire évoluer le trajet en cours de route). Ainsi parés, nous sommes partis de chez nous avec nos vélos habituels (n’importe quel vélo type « Décathlon » en bon état fait largement l’affaire), une carriole (achetée sur E-bay moins de 100 euros), une paire de sacoches pour nos vêtements, la trousse à pharmacie, le matériel de réparation, quelques ustensiles de cuisine pour les pique-niques et nos gourdes.

Quel sentiment de liberté en quittant la maison à vélo, direction la gare de Montpellier. Après avoir descendu et remonté avec nos 4 vélos, les habituelles marches pour passer sous les voies de chemin de fer, nous installons les montures au lieu indiqué dans le TER.
Nous descendons à Carcassonne et c’est partie pour une belle promenade le long du canal, hors du temps et en plein air. Après 5 jours de découvertes tranquilles, le classique genou écorché pour Inès et de beaux souvenirs dans la tête, nous reprenons le train à Béziers pour Montpellier.

Quand l’année d’après nous avons demandé aux enfants quel genre de vacances ils voulaient, ils ont été unanimes: faire du vélo!

2/ Été 2012 – canal de la Marne à la Saône: Saint Dizier – Langres / 7 jours – 200 km, oh oh on s’envole!

Et c’est reparti! La configuration avec les vélos est restée la même (Albane 3 ans, Joseph 6 ans, Inès 8 ans). Mais nous souhaitons plus d’autonomie et embarquons avec nous une vieille tente, de fins matelas mousses, des duvets, un réchaud et la popote. Tout cela ira alourdir la carriole et une paire de sacoches plus grandes que l’année passée.

Cette fois, nous avons atteint notre lieu de départ en voiture. Nous la garons sur le parking de la gare de Saint-Dizier. Il suffira à l’un de nous de prendre un train depuis notre ville d’arrivée pour venir récupérer le véhicule.

Pendant la balade, nous avons alterné les campings (sans réserver) quand il y en avait, et les bivouacs sauvages ou semi-sauvages quand ils sont proches d’habitations. Dans ce dernier cas, nous demandons toujours l’autorisation aux voisins les plus proches et bénéficions ainsi de leurs conseils, d’une sorte de protection et souvent aussi d’un coup à boire, d’eau potable, d’une douche ou de je ne sais quelle autre belle surprise…

Pour les visites, nous avions parfois identifié un site à découvrir, parfois eu le plaisir de découvrir des lieux intéressants non prévus au programme. Il n’est pas toujours facile de trouver où poser vélo et bagages le temps des visites mais en général, il y a toujours une solution.

Pour l’orientation, nous avons utilisé des cartes routières et touristiques pour situer les villages traversés et anticiper les ravitaillements, campings ou petits restos.

En moyenne, nous avons fait 25-30 km par jour, en fonction de l’endurance des enfants. De temps en temps, Joseph pédalait seul. Albane alternait entre le siège bébé et la carriole derrière Antoine. Le canal était désert, les chemins de halage bien goudronnés parfaitement entretenus avec des zones d’arrêt pour les péniches, où nous pouvions bivouaquer. C’était paisible et ressourçant.

Et l’année prochaine, qu’est ce qu’on fait ? A l’unanimité: on recommence !

Antoine se plaît à dire que le voyage à vélo c’est comme une drogue, une fois que tu as commencé tu ne peux plus t’arrêter…

3/ Été 2013 – canal des Houillères de la Sarre puis canal de la Marne au Rhin: Sarrebruck (Allemagne) – Gondrexange – Strasbourg / 8 jours – 200 km

Cette fois, nous laissons notre voiture dans la banlieue de Sarrebruck. Nos bicyclettes ont fait la route sur un porte-vélos arrière pour les plus grands et dans le coffre pour les plus petits. A la fin du périple, à Strasbourg, nous prendrons, avec nos vélos, un train pour Sarreguemines  et rebrousserons une petite partie de notre chemin pour retrouver notre voiture à Sarrebruck.

Cette année nous avons une toute nouvelle tente ultra légère 4 places (Merci les amis pour ce beau cadeau d’anniversaire de nos 10 ans de mariage!). Les enfants sont encore petits et la tente suffisamment grande. De toutes façons, les tentes de rando légères n’existent pas vraiment pour une famille de 5 ! Au final, cette tente pour 4 nous accompagne encore aujourd’hui. C’est normalement la « tente des enfants », mais il nous arrive de tous dormir dedans, quand nous avons la flemme de monter la « tente des parents »!

A 7 ans Joseph n’utilise plus la barre de traction. Albane a 4 ans et profite encore du confort de la carriole, mais elle est maintenant trop grande pour le siège bébé. Et pour Inès, 9 ans, ça roule chargée (sur le porte-bagages, pas dans les veines !). Au total, nous emportons la tente, 4 tapis de sol, 5 duvets, la popote, les vêtements, la trousse de toilette, la trousse à pharmacie et le set de réparation. Tout cela tient dans 3 paires de sacoches et la carriole.

Cette balade à travers l’Alsace a été magnifique, calme, et parfois humide! Mais circuler sur du plat dans l’Alsace Bossue, les étangs, la forêt, les rues de Strasbourg, c’était loin d’être monotone!

(Des supers guides vélos .pdf pour ces canaux ici et là)

Alors les enfants, que diriez vous de quitter les canaux français pour les pistes cyclables du plat pays ?

4/ Été 2014 – la Hollande de Utrecht à Utrecht/ 300 km – 9 jours

Cette année là, nous avons testé la pluie et le vent! Mais on a joué encore la sécurité avec les nombreuses pistes cyclables que compte la Hollande. Dans ce pays, impossible de faire des bivouacs sauvages. Heureusement, les campings (essentiellement pour caravanes ou mobilhomes) sont partout. Avec notre petite tente, on faisait souvent office de martiens! Nous avons abandonné notre voiture sur le parking de notre 1er camping, où nous reviendrons 9 jours plus tard.

Maintenant c’est au tour d’Albane, 5 ans, de profiter de la barre de traction, même si elle réclame régulièrement de pédaler seule, ce que nous lui accordons pour 2-3 kilomètres de temps en temps (car le rythme est encore vraiment lent sur son mini-vélo). La carriole est toujours de la partie et nous permet de stocker nos affaires de camping. Joseph et Inès portent des affaires également.

Pour ce périple, la pluie nous accompagnera tous les jours brièvement, l’occasion de mettre les vêtements de pluie et d’apprendre à relever les shorts pour ne pas trop les mouiller. Le vent sera aussi bien présent pour nous sécher, nous déséquilibrer ou nous ralentir… Nous ferons nos premiers tests de résistance! Deux principaux souvenirs :

  • la circulation très difficile entre les vélos à Amsterdam
  • la traversée de l’Ijsselmeer par la digue entre Enkhuizen et Lelystad, où nous avons du affronter la pluie battante et le vent de face sur 30 km, puis monter la tente dans les toilettes du camping pour ne pas la tremper et finir la journée en beauté par un super resto « a volonté » !

La suite, bien sûr, vous la connaissez.

IMG_9907

 Pour ce périple actuel:

– Nous n’avons fait aucun entraînement physique spécifique.

– Nous avons investi dans des vélos plus solides et résistants aux voyages au long cours et dans du bon matériel (sacoches, matos de camping, photo, électronique, vêtements « outdoor », …)

– et surtout nous avons décidé de nous lancer pour aller un peu plus loin!

IMG_0004Si vous souhaitez vous aussi commencer votre aventure, je vous conseille notamment:

– d’y aller gaiement avec ce que vous avez sous la main et de faire des premiers périples ultra simples et faciles.

– de lire le « Manuel du voyage à vélo » publié chaque année par l’association CCI (Cyclo Camping International)

– Et surtout de venir partager un bout de route avec nous cet été, nous serons en France au mois d’août et nous avons prévu des étapes tranquilles (et d’autres moins) ! Avis aux amateurs…

[Disclaimer] Les Cham à vélo déclinent toute responsabilité en cas d’addiction forte et compulsive à la pratique du cyclotourisme, seule, entre amis, en famille, à vélo, à tricycle, en tandem ou par toute autre moyen de locomotion à roues mue par la force humaine et cela sans aucune limite de territorialité particulière. Par contre nous assumerons bien de recevoir des photos de vos exploits !

IMG_3329

Et comme le disent si bien Aude, Christophe, Alice et Célia sur leur super carte : A chacun son style !

En passant

C’est parti pour la Russie … et après ?

Ulan Ude, Russie, 25 mai 2016

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Voilà 5 jours que nous pédalons sur les routes russes, entre des steppes de plus en plus verdoyantes et fleuries et des paysages de transitions vers la taïga et ses conifères. Le lac Baïkal est en ligne de mire. Nous avons hâte de découvrir la plus grande réserve d’eau douce de la planète, même si le vent ne semble pas décidé à souffler dans notre sens! Puis nous prendrons le Transsibérien pour Moscou puis Saint Petersbourg, où nous retrouverons les parents d’Antoine.

Et après?

Vous êtes nombreux à nous demander la suite de notre programme. Nous nous sommes longtemps posés la même question !
Ce vaste sujet à fait l’objet de grands débats familiaux:

  • continuer une année de plus en direction des Amériques
  • se poser dans un pays anglophone pour améliorer nos compétences linguistiques
  • acheter une yourte et élever des yacks dans la vallée de l’Orkhon
  • rentrer à la maison pour retrouver nos familles, nos amis, l’école,

Nous avons finalement choisi la dernière option et nous serons de retour à Montpellier le samedi 27 août 2016 (à noter dans vos agendas), juste à temps pour que les enfants puissent effectuer leur rentrée scolaire.
La suite du périple est encore à écrire. Affaire à suivre…

Après la Russie, que nous quitterons le 18 juin, nous envisageons de pédaler en Finlande puis dans les pays Baltes, en Suède, au Danemark, en Allemagne pour finalement revenir en France du côté de Mulhouse début août. Nous prévoyons 750 km de vélo sur les routes françaises pour retrouver notre home sweet home.

Il va sans dire que nous serons heureux de partager un bout de route avec ceux qui le souhaitent. Nous sommes à votre écoute pour organiser cela dès que vous le souhaitez. Le prochain article du blog devrait vous encourager à enfourcher la petite reine.

Petit message de service pour vous dire aussi que nous avons pris le temps de répondre à vos commentaires sur les différents articles et pages. Une soixantaine de réponses vous attendent. Merci pour tous vos messages, qui sont assez souvent lus en temps réel (magie de la technologie globalisée) et qui sont à chaque fois très appréciés par tous les membres de la famille. Merci aussi de votre patience pour nos réponses qui, elles, ne sont pas franchement en temps réel… mais qui sont bien-là. Vous pouvez vérifier.

Vous n’avez pas encore eu le temps de voir nos photos en Mongolie?
==> cliquez ici !<==

A bientôt !

La Mongolie en images

Pour illustrer l’article « Impressionnante Mongolie« , voici le diaporama de nos aventures dans ce pays.

Bon visionnage!

PS : Nous avons mis à jour la carte de notre trajet, qui inclut maintenant aussi le Vietnam, la Chine et la Mongolie

Image

Impressionnante Mongolie !

Sükhbaatar, Mongolie, 19 mai 2016

La Mongolie.

Depuis longtemps ce pays nous faisait rêver. C’est d’ailleurs cette destination qui a orienté tout notre périple depuis Montpellier. C’était notre objectif, nous souhaitions chevaucher en famille dans les vastes étendues mongoles.

Autant vous dire que nos attentes étaient grandes quand nous sommes montés à Pékin dans le trans-mongolien en direction d’Oulan-Bator. Et comme ce blog n’est, ni House of Cards, ni Star Wars, je n’ai aucun scrupule à vous « spoiler » la fin de l’histoire: Nous partons de ce pays avec les yeux remplis de paysages à couper le souffle, les têtes pleines de nos rencontres avec des gens exceptionnels et le sentiment d’avoir vécu pleinement des moments privilégiés en famille.

Épisode 1 : Premiers contacts

Notre premier réveil en Mongolie fut au beau milieu du désert de Gobi, à contempler le lever du soleil sur les dunes et les chameaux, bien au chaud dans les couchettes du train. Une demi-journée plus tard et quelques tempêtes de sable plus loin, nous sommes arrivés à Oulan-Bator. Le temps de se couvrir avec tout ce que l’on peut pour combattre la température négative et le vent glacial, le temps aussi de  lancer nos démarches pour notre visa russe (un vrai bonheur administratif celui-là…) et nous voilà arrivés chez Begzsuren (Warmshowers of course !) qui nous accueille avec sa femme et ses enfants dans leur yourte familiale. Nous sautons à pieds joints dans l’univers mongol: un climat rude, des conditions de vie très sobre et une chaleur humaine qui rend tout simple, facile, amusant, joyeux.

Après nous être lavés les mains, nous nous saluons tous et commençons notre apprentissage de la vie mongole.

Dans la yourte tout s’organise autour du poêle. Il sert de cuisinière, de chauffe-eau et de chauffage. Ici, il fonctionne essentiellement à la bouse séchée et on apprécie beaucoup sa chaleur quand il redémarre le matin pour « déglacer l’ambiance ».

Après le diner, tout le monde pousse la table, les tabourets et tout ce qui peut traîner. C’est l’heure d’étaler au sol de gros feutres de laine de mouton en guise de matelas.

Un petit tour dans les latrines sèches au fond de la cour (pas la peine de prendre de lecture, à -5°C on ne reste pas longtemps au dessus de la fosse) et on retourne vite se mettre au chaud dans son duvet.

Begszuren et sa famille, sont très attentifs à leur alimentation et au respect de l’environnement. Chez eux rien ne se perd, tout se réutilise. Ils vivent à 5 avec 40 litres d’eau par jour (70 les jours de grande toilette), se chauffent avec de la bouse de vache, n’achètent volontairement quasiment aucun produit industriel, préparent tous leurs aliments quotidiennement, réutilisent les eaux usées pour l’alimentation des animaux, … Leur yourte est faite de matériaux naturels (bois, laine, tissus, …), une grande partie des outils et du matériel pour soigner leurs vaches sont faits en matériaux de recyclage avec peu de moyens mais beaucoup d’intelligence.

La seule chose qu’ils dépensent sans compter, c’est leur joie de vivre et c’est drôlement communicatif, comme chacun sait.

Nous sommes émerveillés par cette famille qui semble si bien adaptée aux enjeux du XXIème siècle. A travers ce genre de rencontre, en pleine introspection, nous prenons pleinement conscience du sens du mot « bobo ». Nous avons encore du chemin à parcourir pour être complétement en phase avec nos idéaux.

Épisode 2 : Luxe, calme et chevauchée

Nous quittons la famille de Begzsuren pour commencer nos « vacances dans nos vacances » : un circuit tout organisé, rien que pour nous, de 5 jours en itinérance à cheval dans la vallée de l’Orkhon. Le grand luxe: rien à penser, prévoir, planifier, kilométrer, acheter, solliciter, réparer… juste à profiter du plaisir d’être à cheval en famille, des paysages fabuleux, des cieux incroyables, des troupeaux divers et variés, de la faune sauvage, des rencontres sympathiques et intéressantes, de l’expérience de notre guide Oyouna, de la gentillesse de Mendee (le chauffeur), du calme et de l’efficacité des propriétaires des chevaux (Mordor et Charaz), du confort douillet des yourtes bien isolées, des pauses déjeuners avec plat chaud, … Une parenthèse hors du temps et inoubliable. Albane vous en raconte un peu plus ici.

– Pour info nous avions sélectionné l’agence Horse Back Adventure pour organiser tout cela et il faut dire qu’ils ont été au top du début à la fin. Si vous êtes tentés par cette aventure fabuleuse, consultez-les, ça vaut vraiment le coup. Encore un grand merci à eux ! –

Épisode 3 : C’est dur mais magique

Après cette expérience équestre, nous avons repris nos montures de métal pour faire le trajet retour vers Oulan-Bator. Le périple à vélo a commencé péniblement dans la neige à Karakorum avec la casse d’une fixation de sacoche sur le « camion » maladroitement piloté par Antoine. La journée continuant en poussant les vélos sur une piste de neige et de boue impraticable, le bivouac près d’une yourte et la possibilité de manger au chaud avec nos hôtes ont été les bienvenus. Nous avons appris à dormir par des températures à -10°c au compteur dans la tente à 4h du matin. Et surtout, à sortir de nos duvets quand le thermomètre atteint péniblement les 0°C. Notre parcours empruntait des pistes qui alternaient entre portion roulante, boueuse, herbeuse, sableuse, poussiéreuse, en tôle ondulée, en graviers, … C’était très fatiguant et nous avons passé 2 jours à pousser fréquemment nos vélos sur de nombreux kilomètres. Au rythme d’un village par jour, il ne faut pas les rater pour faire les approvisionnements en eau et en nourriture. Les conditions étaient « sportives » mais nous avons tous beaucoup apprécié de retrouver le rythme des bivouacs et des pique-niques en pleine nature. La météo capricieuse (grosses bourrasques et chutes de neige) nous offrira d’ailleurs l’occasion de prolonger un bivouac pour une journée de plus. Malgré la nécessité de rationner l’eau, les enfants ont beaucoup aimé cette journée coincée dans la tente et sous les duvets. Le retour sur l’asphalte nous permettra d’améliorer notre kilométrage mais le vent changeant s’occupera de nous apporter un peu de variété sur cette longue ligne droite. Ces 400 km nous auront aussi permis de mieux connaître la vie des familles d’éleveurs en Mongolie.

Épisode 4 : Le repos des guerriers

Nous arriverons à Oulan-Bator heureux mais épuisés et sales comme rarement dans ce périple (2 douches en 15 jours…). Les épisodes de pistes sableuses, particulièrement compliquées à gérer en vélo couché, auront eu raison d’un genou d’Antoine et nous espérions vraiment que quelques jours de repos remédieraient à cette douleur (ce qui fut le cas, ouf!).

Après une super soirée chez Froit, racontée par Joseph ici, nous nous sommes posés quelques jours dans un petit hôtel pour nous décrasser, laver nos habits, réparer nos vélos, souffler, nous instruire sur papier et visiter la ville. C’est bon le confort d’une douche chaude et d’un lit identique plusieurs nuits de suite. Après 3 lavages, nos habits sont enfin acceptables, après 3 nuits, nos corps sont assez reposés. Nous retournons avec bonheur passer quelques jours de plus avec Begzsuren et sa famille dans leur yourte au nord d’Oulan-Bator. En quelques jours nous auront aussi l’occasion de croiser plein de confrères à vélo ou en tandem : partage d’expériences, d’itinéraires et de bons tuyaux au programme.

Épilogue : Leurs visas russes en poche, ils partirent pour la Sibérie … mais avant de quitter la capitale, ils ont eu la joie de visiter l’hôpital d’Oulan-Bator ce matin même … Son genou tout juste remis, Antoine s’est offert un joli salto sur douche avec à l’arrivée, une épaule démise (et remise), un pouce en vrac et une belle entaille de 3 cm dans le scalp ! Impressionnant (comme la Mongolie) mais rien de dramatique. Quelques points de sutures et 3 heures plus tard nous pédalions (vive la position du vélo couché pour les épaules en vrac) vers la gare pour attraper un train en direction de la frontière russe.

Ah, oui, je sais, beaucoup de texte et aucune photo. C’est frustrant hein ?

Rassurez-vous, en même temps que cet article, vous trouverez la parution de « La Mongolie en images » qui vous en mettra plein les yeux (nous l’espérons).

Les Cham à vélo

La Chine en images

De Oulan Bator, Mongolie le 13 mai 2016

Avant de vous dévoiler une partie de nos photos chinoises, je souhaite vous remercier vivement pour tous vos messages à l’occasion de mon anniversaire.

J’ai été très touchée par autant de marques de sympathie. Grâce à vous tous, j’entame dans la sérénité ma quarante et unième année !

Bon diaporama

Image

25 avril 2016 : 42,5 % mais tellement plus !

Karakorum, Mongolie, 25 avril 2016

Si cela se résumait à une question de temps, alors j’ai eu l’immense bonheur de vivre avec toi près de 42,5 % de ta vie. Chaque anniversaire qui passe, c’est autant de % en plus à tes côtés. C’est ça le vrai anniversaire pour moi ! Mais vivre avec toi c’est bien plus qu’une question de temps. Avec toi chaque seconde de bonheur vaut des heures et les heures de galère s’oublient en une seconde.
Le plus beau cadeau que je souhaite te faire en ce jour particulier, c’est de t’écrire à quel point tu me rends heureux et de partager ce bonheur avec tous ceux qui te connaissent un peu, beaucoup ou même pas du tout (les malheureux!).

Je suis heureux et je t’aime parce que tu es forte et solide.

Il faut t’avoir vue au Montenegro, grimper courageusement un col en grelottant sous une jolie petite pluie glaciale; au Vietnam, arc-boutée sur le guidon et les mains crispées sur les poignées, par 37•C, pédaler sur une rampe à 12% en plein travaux; dans la cohue habituelle de la gare de Pékin, crouler sous les sacoches et défendre ta place au scanner à bagages; à la maison, décoller du papier peint ou faire de la peinture à 3h du mat avec ton ouvrier préféré; à Bamako, au Havre ou à Montpellier, mettre au monde nos enfants, sans piqûre mais en musique: Oui, avec ta carrure d’athlète éthiopienne, tu es forte et solide, tu es un vrai soutien pour toute notre famille.

Je suis heureux et je t’aime parce que tu es douce et patiente.

Je m’étonnerai toujours de ta capacité dans ce domaine notamment avec nos enfants. Quelle chance ont-ils que tu sois là pour contrebalancer efficacement leur papa un peu trop « speed ». Combien de fois as-tu su résoudre des difficultés en acceptant simplement de laisser du temps au temps ?

Mais c’est surtout à mon égard que ta patience m’épate le plus. Ceux qui me connaissent le mieux savent à quel point il faut parfois (souvent?) en avoir une bonne dose… Voilà 17 ans que tes inépuisables réserves nous sont d’un grand secours.

Je suis heureux et je t’aime parce que tu as une grande intelligence.

La vraie intelligence, celle de savoir vivre pleinement et d’accorder sa juste place à chaque activité.

Celle qui donne peu d’importance au matériel pour se concentrer sur l’essentiel. 

Celle qui place le respect de nos valeurs et la qualité des relations humaines au dessus d’une apparente sécurité ou de la recherche d’un confort qui est finalement, peut-être, un peu, beaucoup (trop?) inconfortable.

Celle qui rend modeste en nous rappelant que nous ne sommes pas sur Terre par hasard et que nous ne sommes qu’une petite partie d’un grand Tout.

Quand nous dérapons, tu es la première à recentrer nos vies sur ce qui compte vraiment et ça c’est la vraie intelligence.

Je suis heureux et je t’aime parce que tu es généreuse et attentionnée.

Pour toi la notion de partage est évidente, naturelle. Partager nos ressources, partager avec les gens que nous rencontrons, partager ce que nous vivons, autant d’occasions de faire grandir nos enfants avec cette belle valeur ancrée en eux.

Ton attention se porte aussi fortement sur le respect de la Nature et la préservation de notre belle planète. Au quotidien, tu agis dans ce sens et tu nous pousses à être plus cohérents avec nous-mêmes.

Je suis heureux et je t’aime parce que tu sais sortir de ta zone de confort pour vivre pleinement.

Bien sûr tu apprécies le luxe d’un bon lit douillet, mais hier encore tu dormais avec le sourire sur les planches en bois d’une yourte de 20 m2 coincée entre tes enfants, ton mari et les 6 autres membres de la famille qui nous recevait. Dormir dans le hall d’un poste de police au Cambodge, sur un carrelage trempé au Vietnam, quasiment sous un pont en Thaïlande, dans un pilotis au plancher douteux au cœur du Laos, ne t’empêche pas non plus de te réveiller avec toujours (ou presque) le sourire.

Tu apprécies de déguster des huiles d’olives raffinées dans un resto chic à Montpellier mais tu sais aussi apprécier le plaisir d’une soupe de nouilles lyophilisée dans une gargote crasseuse au fin fond du Guangxi.

Bref, tu as la joie de vivre et tu nous la communiques.

Géraldine, tu as plein d’autres qualités encore mais par respect pour ton humilité et pour épargner les lecteurs de ce billet qui pourraient s’en trouver jaloux, je me limiterai à en citer plus brièvement quelques autres, presque au hasard…

Tu rates parfois une tarte au citron … mais tu sais faire un vrai repas de fête avec ce que tu as sous la main.

Tu brûles parfois une casserole…mais tu fais toujours des bons petits plats.

Tu as la gentillesse de rire encore et toujours à mes blagues (ce qu’une de nos enfants ne fait déjà plus…).

Tu es toujours disponible pour nos familles, nos amis et les gens qui nous entourent. Quand une galère tombe sur tel ou tel de nos amis, je vois bien à quel point cela t’affecte et combien tu souhaites lui être utile.

Tu sais toujours trouver les bonnes activités pour les enfants, les bonnes sorties, le bon film à voir, le spectacle sympa, et ça, que ce soit à Bamako, Montpellier, Venise, ou bien encore à Yangshuo. 

Oh bien sûr, tu as aussi quelques petits défauts. Si, si, je t’assure… Mais je me demande s’ils ne sont pas là juste pour me permettre d’exercer un peu ma patience, de confirmer que notre histoire n’est pas qu’un conte de fée mais qu’elle est bien réelle et surtout de redécouvrir à chaque fois la force de mon amour pour toi. 

Mon Amour, je suis très fier d’être ton mari. 

Géraldine je t’aime et je veux t’aimer.

Merci pour ton amour qui fait de moi ce que je suis: un homme heureux, confiant et sans regret, un père comblé, aimant et sans crainte.

Je rends grâce à Dieu pour notre rencontre, ton amour, notre mariage et les enfants qu’Il nous a donnés d’accueillir.

Avec toi je n’ai peur de rien, même pas des hordes de cavaliers de Genghis Khan dans la neige ! Alors hop, au trot en famille pour aller découvrir les vastes étendues mongoles …


Bon anniversaire mon Amour !

Antoine  

PS: Comme j’ai pu constater que certain(e)s s’impatientent et comme je suis sûr que tout le monde veux te souhaiter un bon anniversaire, n’hésitez pas, chers lecteurs, à utiliser un petit (ou grand) commentaire pour ce faire !

En passant

Chinoiseries et étrangetés : Yin ou Yang ?

Depuis Ulaan Bataar, Mongolie, 23/04/2016

En Chine, entre deux coups de pédale, on se laisse surprendre, on rigole de nos découvertes, on s’amuse avec les habitants et parfois aussi on touche du doigt des aspects moins glamour de ce vaste pays. Mais globalement nous sommes franchement contents d’être passés par ici. Merci Joseph de nous y avoir emmenés !

Tenez-vous prêts, voici quelques-unes des bizarreries, nouveautés et autres étrangetés que nous avons rencontrées …

– Fini la pluie. Avec Albane, nous en rêvions: faire comme sur les scooters chinois et fixer un parasol/parapluie sur notre bus!

P4062599

– Qui veut un verre d’eau? ….chaude!?! Ici c’est comme ça, c’est eau chaude à tous les repas! Au final c’est plutôt agréable, surtout quand il fait frais et humide.

– Hummm, une bonne salade de fruits, dans la « night street food » de Nanning! Et pour le topping ce sera sauce gluante, style blanc d’œuf cru. Argh! Là je ne vais pas y arriver, désolée pour le défi! Les chrysalides de vers à soie, à côté, c’est de la gnognotte !

IMG_0088

– Tiens, cette sauce nous fait aussi penser aux raclages de gorges et crachats en pleine rue ou dans les hôtels de campagne au petit matin ! On ne finit pas vraiment par s’y faire, car c’est franchement « de profundis » et carrément écœurant. Il parait que le top de la politesse c’est de l’écraser de la pointe du pied par égard pour ses voisins. La classe !

– Dans les villes, on trouve de gigantesques supermarchés, c’est la fête! On y trouve nos produits favoris pour relancer les troupes au petit matin, mais aussi tout un tas de nouveaux produits, bien empaquetés sous vide. Le plastique c’est fantastique. Les Chinois l’adorent… Mention spéciale pour le sac plastique … rouge, of course!

– Le plastique (encore lui) c’est l’hygiène!!! Alors pour manger des frites avec les doigts, y a pas mieux! Un petit plastique par ci, un autre par là et on brûle tout ça dans l’incinérateur à poubelles du village!

– Photos et vidéos! Les chinois adorent prendre des photos avec leur smartphone, alors avec nous, ils s’en donnent à cœur joie! Et comme l’Etat chinois veut aussi un souvenir des Cham à vélo, sur les routes et partout ailleurs : »Souriez ! Vous êtes tous, tout le temps filmés ! »

P3272061

– La pollution à Pékin???? Ah non, non, vous faites erreur, ici l’air est pur, regardez nous suivons ça de prêt et ça ne dépasse jamais les normes autorisées … en Chine… Gloups !

« Et si on allait sur la place Tian An Men? Ouiiiiiiiiiii ! Mais on entre par où ? Y a des barrières partout ?!?  » Un moment de contemplation sur un banc ? N’y pensez pas, il n’y a pas de banc ici, et pour les rassemblements, « Nuit debout » et compagnie, on oublie! Allez circulez ! Y a la photo de Mao à voir de l’autre côté ! (Vous aussi vous pourrez la voir , si vous n’oubliez pas de visionner notre prochain  » la Chine en images  » …)

Allez, va pour une petite visite au musée national. Pour accéder au trottoir qui y mène, vérification des papiers d’identité et passage sous le portique. Pour entrer, rebelote : Mais c’est comme à l’aéroport ici ?!? Vérification des sacs au rayon X, passage sous un deuxième portique et pour finir petite fouille au corps!

IMG_0539

Mais de quoi ont-ils peur les Chinois ??? : Les citoyens, de pas grand chose probablement, le gouvernement par contre n’aime pas trop les revendications pour une plus grande liberté, ça c’est sûr, et veut empêcher toute rébellion de telle ou telle des 51 minorités qui « cohabitent » avec les Han (ethnie ultra majoritaire avec 1 milliard de personnes).  Alors la surveillance serrée permet de dissuader tous les débordements. L’armée est très présente dans les lieux publics et même pour prendre le métro, on est fouillé. Et là, nous, nous avons beaucoup de mal à nous y faire.

Dans le même genre, nous vous passons les détails sur les galères et ruses nécessaires pour réussir à se connecter dignement à Internet… (Merci Thomas pour ton aide).

Et enfin, cerise sur le gâteau : les wc publics collectifs et odorants ! Pour paraphraser Mao et sa citation sur la Grande Muraille (Cf. article précédent) : « Qui n’est pas entré dans des toilettes de station-service du Guangxi ne sait pas vraiment ce qu’est la torture olfactive !

La Chine : ça bouscule, ça amuse, ça intrigue. Malgré les tracasseries administratives et les contraintes d’un État très policier, nous avons vraiment bien aimé ce pays, ses paysages, ses cultures, ses habitants et nous avons bien envie d’y retourner un jour !

Mais pour notre périple actuel, la Chine c’est fini et maintenant c’est parti pour la Mongolie. Nous allons abandonner quelques jours nos montures pour aller en fatiguer d’autres à travers les paysages de la vallée de l’Orkhon …

Les Cham à vélo

 

1 milliard 300 millions de Chinois et nous et nous…

Beijing, Chine, 20/04/2016

Et oui Jacques, il va falloir actualiser les chiffres de ta chanson !

Nous n’aurions sûrement pas mis les pieds en Chine si Joseph, avant notre départ, ne l’avait pas notée dans sa liste de souhaits. C’est que l’Empire du Milieu partait avec de sérieux handicaps pour nous : Non-respect des droits de l’Homme, censure, propagande, contre-façon et espionnage industriel, mégalopoles, scandales alimentaires, pollution, …bref, pas de quoi nous faire rêver a priori.

P3221879Et pourtant, nous serons fascinés.

D’abord par les Chinois. Loin de tous nos clichés, ils sont venus à notre rencontre; très souvent pour des photos, c’est vrai; mais aussi pour nous donner, ici un billet, là du riz, parfois des bonbons et même des cigarettes (ah non merci) et surtout pour échanger quelques mots…en chinois ?!?? … et in fine nous offrir de sacrés éclats de rire ! Au-delà de nos difficultés de communication, ils ont pris le temps de nous comprendre pour nous aider : à trouver un lieu pour dormir, à acheter une nouvelle batterie pour notre appareil photo, à acheter nos billets de train, à expédier nos vélos, à nous diriger dans la gare pour les récupérer, … Dans certains cas, les traducteurs sur smartphone, nous ont bien rendu service!

C’était très rassurant de ne jamais se sentir abandonné à notre propre sort dans ce pays où l’on ne comprend rien et où la présence policière, les barrières et les caméras de surveillance, finissent insidieusement par procurer un sentiment de malaise et de stress. Parce que si globalement nous avons beaucoup ri et reçu, dans certains cas aussi, nous sommes tombés face à des murs. Le port d’un uniforme à une certaine tendance à transformer la curiosité et la jovialité des Chinois en attitude froide, sèche et impérative. La peur de ne pas nous comprendre, de ne pas savoir nous répondre, de montrer son ignorance de l’anglais, bref de risquer de perdre la face entrainait des comportements très expéditifs et très déstabilisants à vivre !

Notre périple à travers la Chine se découpera en 2 parties:

1/ Sud de la Chine, région autonome du Guangxi, de la frontière vietnamienne à Guilin, en passant par Nanning, et Yangshuo.  18 jours et 900 km de vélo dans la grisaille et l’humidité, un parcours dans la continuité du Vietnam. La pluie et les dénivelés rendront le trajet un peu plus dur.

Ce sera l’occasion de tester l’hospitalité chinoise, qui ne fera pas défaut. Ainsi alors que nous « dégustons » des  nouilles lyophilisées, type bolino chinois, dans une sorte de petite échoppe multiservices de bord de route, la pluie se met à tomber. Assez vite les tenanciers, nous proposent de rentrer à l’abri, dans le hangar qui leur sert de magasin, de salle à manger et de salle télé ! Nous découvrons la fameuse chaine CCTV gouvernementale: démonstrations de l’armée, exploits de sportifs chinois de haut niveau: la Chine et le peuple chinois sont les meilleurs. J’aime mon drapeau, vive le parti, vive la Chine ! Propagande quand tu nous tiens…

Nous faisant remarquer que la pluie n’est pas prête de s’arrêter, notre hôte du jour, nous propose très simplement de dormir dans la chambre de ses filles (absentes actuellement). Le top! 2 lits bien fermes (des planches de bois) coincés entre des cartons de nouilles chinoises et des packs de bières, avec des couvertures bien chaudes. Pour tous les jours la chambre nous aurait paru bien rude, mais pour une nuit quel bonheur. Surtout avec le diner et le petit déjeuner partagés ensemble et bien arrosés aussi !

Au matin, la pluie a enfin cessé et nous partons découvrir de beaux paysages verdoyants avec des rizières en eau. Des buffles tirent des charrettes, des paysans préparent leurs parcelles avec une sorte de gros motoculteur, des femmes vont au marché en habit traditionnel…

La campagne est paisible, coupée parfois par une immense ville toute en hauteur, sorte de verrue dans le paysage, où la consommation s’affiche sur grand écran au milieu des avenues et les fast-food internationaux sont évidemment présents. Ici les buffles ont définitivement disparus et laissent place aux voitures et aux innombrables motos et scooters électriques.

2/ Beijing (Pékin), nous y arriverons plus vite que prévu par le TGV chinois (300 km/h quand même, 12 heures de train depuis Guilin). Initialement, nous voulions prolonger nos visas (n’ayant pu obtenir que 30 malheureux petits jours à l’ambassade au Laos). Mais nous sommes arrivés à Guilin au début de 4 jours fériés (Vous savez, pour aller mettre des pétards sur les tombes!!!) et il nous fallait ensuite attendre 7 jours ouvrés pour obtenir une probable extension de nos visas. Trop long pour nous. Tant pis pour l’extension, nous filons en direction de Beijing! Nos vélos doivent être expédiés à part, un jour avant nous. Comme c’est un peu compliqué à mettre en œuvre, dans la file d’attente, Antoine sollicite l’aide d’un couple sino-anglais, qui va finalement nous prendre en charge jusqu’à la bonne expédition complète de nos vélos. Je ne sais pas comment nous aurions fait pour remplir les bordereaux en chinois sans cette aide providentielle.

Arrivés à Beijing, nous avons l’immense chance d’être royalement accueillis  par Florence et Ray, « comme à la maison », au 15ème étage d’une grande tour du quartier de Sanlitun, la mégapole chinoise est à nos pieds et se donne en spectacle jour et nuit.

P4102896

Nous partons à la découverte de la ville à pied, en taxi, en métro et à vélo. Nous commencerons par les incontournables : la cité interdite, la place Tian An Men, le temple du Lama et le temple du Ciel.

Mais ce que nous aurons préféré par-dessus tout, c’est enfourcher nos montures pour déambuler dans les hutongs (rues étroites des quartiers historiques), rouler sereinement entre les grattes-ciel sur des avenues disposant de vastes pistes cyclables, découvrir le quartier d’artistes « 798 » dans une ancienne zone industrielle, l’immense parc olympique et son architecture exceptionnelle, manger un canard laqué pour fêter nos 500 heures de vélo et découvrir la vie locale. Ici c’est le printemps et les nombreux parcs que compte la ville sont admirablement fleuris.

Nous aurons aussi la joie de partager notre expérience de voyage avec les collégiens de la classe de 6ème C au lycée français de Pékin (où notre hôte Florence travaille comme professeur d’anglais). Inès a ainsi pu s’exercer à la présentation de notre voyage et répondre avec Joseph aux nombreuses questions des élèves. C’était aussi l’occasion de poser pleins de questions pour découvrir le parcours de ces enfants très habitués à l’expatriation, maitrisant déjà plusieurs langues et connaissant plusieurs pays.

P4122920

Nous avons adoré vivre ces quelques jours dans la capitale et cela grâce à l’accueil absolument exceptionnel que nous ont offert Florence et Ray pendant plus de 8 jours. La douceur de leur foyer, leur bibliothèque (dévorée par les enfants), le confort occidental retrouvé, les crêpes au Nutella au petit déjeuner, leurs chats adorables, mainate, perruches et autre perroquet bavardeur ont fait le bonheur des enfants comme des parents.

P4183757Pour autant ce sont surtout les conseils avisés, les repas partagés, la rencontre avec d’autres cyclotouristes, les discussions intéressantes sur la Chine et les Chinois et l’aide précieuse que nous aurons prodigués Florence et Ray depuis nos premiers pas dans la capitale jusqu’à notre départ sur le parvis de la gare centrale qui ont fait de ce séjour un moment inoubliable pour toute notre famille.

IMG_0649Qu’ils soient ici encore une fois très chaleureusement remerciés.

Et la Grande Muraille ? Bien sûr nous ne pouvions pas quitter la Chine, sans découvrir la Grande Muraille, la plus grande construction humaine de tous les temps.

IMG_0595Mao aurait dit que « Celui qui n’a jamais marché sur la Grande Muraille n’est pas un homme véritable ». Ca y est nous le sommes devenus ! Nous ne saurons jamais quelle est vraiment la longueur totale de toutes ses grandes murailles. Les chiffres varient de plus de 20 000 km selon les dernières études chinoises à pas loin de 8 ou 9000 pour les spécialistes internationaux… mais peu importe. Cette muraille est époustouflante, elle nous a subjuguée ! Partis à sa rencontre depuis Beijing pour 4 jours à vélo, nous aurons vu la zone très touristique et restaurée de Mutianyu et la zone plus sauvage et « dans son jus » de Huang Hua Cheng. La 1ère partie mettra en valeur la seconde, que nous avons préférée.

IMG_5597Une muraille pour nous seuls, sous le soleil et dans le vent! Une muraille qui serpente le long des crêtes et s’évanouit à l’horizon! Une muraille massive dont on n’ose pas imaginer les moyens qu’il a fallu pour transporter et assembler les pierres là où aujourd’hui nous peinons pour en gravir ses escaliers. Une muraille issue de la folie de dirigeants paranos qui y ont sacrifié des fortunes colossales et des vies innombrables pour se protéger (sans succès…) de l’étranger. Le prix de la peur et du repli sur soi… Un visiteur chinois se demandait ce que cela aurait donné si toute cette énergie, cet argent et ses millions de vies avaient été utilisé à établir des relations commerciales et à chercher des amitiés voisines ? Question sans réponse évidente mais intéressante pour la réflexion !

IMG_0589La Chine vous tente ?  Vous intrigue ? Vous voulez en savoir encore plus?  Alors ne ratez pas le prochain article pour découvrir des aspects plus déroutants…

Les Cham à vélo.

 

 

Previous Older Entries Next Newer Entries