La Russie en images

Voici comme promis le diaporama « Russie ».

Bon visionnage !

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Nuit blanche à St Petersbourg

De Tallinn , 28 juin 2016

Après la matinale de Moscou (cf. Article Moscou), la nuit blanche de St Pétersbourg…

Vous ne devinerez jamais comment s’est passé l’achat des billets de train pour aller à St Pétersbourg ?

Pour ceux qui le souhaitent vraiment, relire l’article « Nos aventures ferroviaires en Russie »… Mais il y a eu quelques nouveautés depuis, que je ne résiste pas à vous livrer.

Munis de nos différents billets (encore une fois obtenus de haute lutte avec le coup du GAB et tout et tout …) nous sommes arrivés à la gare 2 heures à l’avance pour parer à toute éventualité.

Hé, nous ne sommes pas des imbéciles hein! Il y a plusieurs gares à Moscou, nous le savons. Nous sommes allés à la gare Léningradski. Celle où nous avons acheté les billets 2 jours plus tôt. Celle où les trains pour St Pétersbourg partent.

Et bien notre train à nous, il avait décidé de partir d’une autre gare… à 2 km de là… La gare de Kurskaya !

Nous voilà partis pour un trajet sous des trombes d’eau et avec la batterie du téléphone GPS en rade (loi de Murphy) pour arriver douchés à la bonne gare.

Séance démontage, emballage des vélos dégoulinants, sourires à tout va, encastrement des vélos au fond du wagon (nous sommes dans le dernier du train, youpi !)

Nous n’avons que 8 heures pour faire connaissance avec nos voisins, avant d’arriver à minuit à St Pétersbourg (et oui là encore nous n’avions pas beaucoup de choix pour le train…)

A cette époque de l’année, ici, les nuits sont dites « blanches », parce qu’elles sont en grande partie claires comme au petit matin ce qui est un avantage certain. Toutefois de minuit à deux heures du mat, c’est encore un peu sombre, surtout cette nuit où il y a de gros nuages qui déversent des seaux !

Nous vidons le train de nos 4 vélos, 20 sacoches et 3 enfants plus ou moins profondément endormis selon les âges. Nous remontons les vélos sur le quai et en famille, sauf Albane qui poursuit sa nuit sur sa selle-fauteuil.

Il est maintenant minuit et demi, avec un habillage version « pêcheur breton », frontales et gilets jaune s en plus, nous nous élançons pour 17 km, sous une pluie intense, à travers les rues de l’ancienne capitale de Russie.

Ça ne va pas être une partie de rigolade! Mais le sourire est là et les enfants veulent relever le défi pour rallier un appartement, dont les clés nous ont été prêtées par Denis (Warmshowers). Nous l’avons croisé 2 jours plus tôt à Moscou. N’étant pas à St Pétersbourg aux mêmes dates que nous, il nous a remis les clés de son domicile une heure après nous avoir rencontrés. Merci pour sa confiance et sa générosité!

Avec Denis à Moscou

Avec Denis à Moscou

1h du matin : nous sommes trempés, frigorifiés et les paupières commencent à se faire lourdes. Sur la route, quelques voitures nous ont copieusement aspergés. Mais Inès et Joseph sont toujours devant et motivés par le challenge! Albane, quant à elle, poursuit tant bien que mal sa nuit un peu arrosée. Ils nous impressionnent.

2h00 du matin: nos 4 vélos sont enfin dans l’appart. au 4ème étage ! Les enfants sont couchés, heureux, ils ont réussi. Et nous, nous sommes très fiers de nos loulous. Le sommeil nous emporte tous, alors que le retour du soleil se fait déjà sentir.

PS: Nous aurions encore voulu vous raconter tant de choses sur notre périple en Russie: l’incroyable aisance des enfants russes dans leur rapport avec les adultes, la qualité de m… des produits manufacturés à l’inverse des produits artisanaux, la pauvreté des rayons des magasins, la richesse des paysages, la rusticité des habitations, la sophistication des églises orthodoxes, la quantité phénoménale d’Isbas qui ont brûlées dans chaque village, la taille XXXL des canettes de bière…

Mais assez de textes, c’est promis le prochain article sera l’habituel diaporama du périple dans le pays !

Moscou (Inès – dédicacé à Marion)

De Tallinn – Estonie, le 27/06/2016

L’arrivée dans la capitale russe :

Comme le dit Joseph dans son article « le transsibérien » nous sommes arrivés à Moscou* en train. Nous sortons du transsibérien le 8 juin à 4h du matin. A la gare nous remontons les vélos avec des amis du train. Comme à Moscou à cette période de l’année il y a très peu de nuit, le soleil est déjà levé. Nous  enfourchons nos vélos direction: La Place Rouge ! Heureusement à cette heure, il n’y a personne, donc nous circulons facilement. Ça y est! Nous apercevons les dômes multicolores de la cathédrale : Saint Basile le Bienheureux.

L’accueil

Pendant notre séjour à Moscou, nous dormons dans l’appartement d’une famille Warmshowers: Julia,Micha et leurs 3 enfants.

Avec Julja et sa famille. Encore un grand "Spasiba" !

Avec Julja et sa famille. Encore un grand « Spasiba » !

Les stations de métro

Elles sont particulièrement fastueuses. Elles datent de l’époque communiste.

The Kremlin Cathedrals

Nous avons eu la chance de visiter le Kremlin ! Le Kremlin c’est comme l’Élysée ou la Maison Blanche mais pour la Russie. Dedans il y a beaucoup de canons et de cathédrales.
Voici le plan du Kremlin et notre chemin à pied.

Le plan du Kremlin

Le plan du Kremlin avec notre parcours

Le parc Gorki

Nous sommes passés plusieurs fois dans le parc Gorki, qui est situé le long de la Moskova (la rivière qui traverse Moscou). Dans ce parc passe une piste cyclable avec des bosses comme dans un skate-park, c’était marrant de passer dessus. Dans le parc se trouve beaucoup de sculptures et de tableaux parfois mis à la vente .

Moi ce que j’ai préféré à Moscou c’est la Place Rouge.

Et vous ? Avez vous déjà visité Moscou ? Si oui, qu’avez-vous préféré ? Si non, aimeriez-vous visiter cette ville ?

Inès 🙂

*Aujourd’hui Moscou est la capitale de la Russie. Mais cela n’a pas été toujours le cas. De 1072 à 1917 c’était Saint Pétersbourg la capitale.

Nos aventures ferroviaires en Russie

de Helsinki, 24 juin 2016

1 mois.

C’était la durée de notre visa russe.

Durée chèrement acquise : 100 dollars par personne. Soit le prix du visa (dont nous ne saurons jamais exactement la valeur) et le coût de l’intermédiaire obligatoire qui fait les démarches (fastidieuses) pour vous.

1 mois pour traverser la Russie

1 mois pour traverser la Russie

Nous avions donc 30 jours pour faire le parcours de Michel Strogoff à l’envers: Traverser la Russie de la Sibérie à Saint-Pétersbourg.

Nos petits mollets ne suffisant pas pour avaler les milliers de kilomètres, nous avons donc eu la chance de voyager dans le fameux transsibérien entre Irkoutsk et Moscou puis entre Moscou et Saint Pétersbourg.

Parcours du Transsibérien

Parcours du Transsibérien

L’aventure commence avec l’achat des billets de train à la gare d’Irkoutsk. Les joies de l’alphabet cyrillique et la totale méconnaissance de l’anglais par le personnel de la gare rendent cette étape particulièrement complexe:

  1. Trouver le bon guichet.
  2. Faire la queue ½ heure.
  3. Motiver la préposée de service qui t’explique qu’elle ne comprend pas l’anglais et qu’elle ne souhaite, ni faire de progrès en la matière, ni chercher à comprendre ce que tu baragouines en pseudo-russe.
  4. Une fois la préposée en (à peu près) bonne disposition, lui indiquer tes souhaits de trajet, découvrir qu’il n’y a plus beaucoup de places (nous n’aimons pas nous y prendre à l’avance…)
  5. Donner son accord pour les billets qu’on nous propose en ayant à priori compris que nous serions tous dans le même train et en croisant les doigts pour que nous soyons aussi dans le même wagon (le trajet dure 4 jours quand même…)
  6. Attendre 35 minutes pour l’édition des 5 malheureux billets par la préposée qui semble recopier consciencieusement tout le contenu de chacun de nos passeports en nous demandant tous les 3 mots si les lettres qu’elle frappe sur son clavier sont bien les bonnes (et oui écrire en latin avec un clavier cyrillique c’est sympathique)!
  7. Indiquer que l’on va payer avec sa carte Visa puisque il y a là, sous nos yeux, un magnifique terminal à carte avec les logos VISA, Mastercard, etc.
  8. Comprendre que le terminal ne fonctionne pas et demander où se trouve un beau DAB pour chercher du liquide.
  9. Courir jusqu’au DAB.
  10. En même temps que la composition de son code, faire une petite prière pour que l’appareil fonctionne.
  11. Constater l’efficacité de la prière et récupérer les roubles en papier.
  12. Revenir victorieusement et payer les billets.
  13. Après la réception des billets, souffler un coup parce que oui, nous sommes bien tous dans le même wagon. Même si c’est avec des numéros de couchettes qui varient du numéro 2 au numéro 48 !
  14. Après avoir soufflé, prendre son plus beau sourire et dire le mieux possible un des rares mots de russe que l’on maitrise « Véloziped » en affichant 4 jolis doigts devant la vitre.
  15. Comprendre que pour ce type de bagage, il faut s’adresser à un autre guichet et recommencer toutes les étapes 1 à 6

Ça y est nous avons nos fameux sésames ferroviaires dans les mains. Il ne nous reste qu’à attendre sagement le départ de notre train le lendemain à …minuit !

Le jour J, 3 heures avant le départ de la locomotive :

  1. Chevaucher les vélos à travers les festivités actuellement en cours à Irkoutsk
  2. Saluer la foule comme un prince en passant sous les ponts juste avant le lancement du feu d’artifice

    La foule massée pour notre passage !

    La foule massée pour notre passage !

  3. Arriver à la gare en sachant que ça va être une galère pour réussir à atteindre le quai et encore une autre pour réussir à faire rentrer tout notre barda dans le compartiment
  4. Commencer par se faire engueuler par l’agent de sécurité parce que le tandem est trop large pour le portique de détection.
  5. Constater qu’Albane dort profondément dessus
  6. Sourire (toujours sourire, ça ne mange pas de pain et ça simplifie beaucoup de choses…)
  7. Déplacer le poste de travail de l’agent et passer à côté du portique avec les vélos

    L'agent vérifie que sa table est bien à sa place...

    L’agent vérifie que sa table est bien à sa place…

  8. Rencontrer Masha, Sacha et leur petit Grisha, un couple de russes maitrisant l’anglais et voyageant avec des vélos pliants (trop facile ça).
  9. Avoir la joie de se dire que voilà des traducteurs qui vont bien faciliter notre installation dans le train.
  10. A l’affichage du numéro du quai, descendre et remonter les habituelles marches pour passer sous les voies.
  11. Une fois sur le quai, accepter que Géraldine serve de lit à Albane pendant que Joseph, Inès et Antoine démontent en un temps record les sacoches et les vélos.
  12. En traduction simultanée, rassurer la « provodnitsa » (responsable de voiture) sur notre capacité à démonter nos vélos de façon suffisante pour les coincer correctement dans les racks à bagages.
  13. Refaire la même opération avec les autres usagers du train qui s’inquiètent de voir tout ce métal au-dessus de leur tête.
  14. Apprécier l’aide essentielle de Sacha pour emballer, transporter et installer nos vélos correctement.

    Les vélos ont finis par trouver leurs places

    Les vélos ont finis par trouver leurs places

  15. S’assurer que rien ne reste sur le quai.
  16. Terminer l’opération juste avant le départ du train.
  17. S’asseoir, souffler et découvrir que l’on ruisselle de transpiration.
  18. Boire un litre d’eau.
  19. Bénir le ciel de nous avoir offert la rencontre avec Masha, Sacha et leur petit Grisha.

C’est parti pour 4 jours de huis clos à travers la Russie avec une cinquantaine d’autres passagers.

Au programme : discuter, manger, lire, dormir, jouer, apprendre, regarder le paysage et recommencer autant de fois que désiré.

La promiscuité des lieux facilite beaucoup les rencontres et les échanges. Le partage des tables, des deux prises électriques du wagon, l’utilisation des lits du bas pour s’asseoir, les sanitaires (propres du début à la fin du voyage grâce à l’efficacité des deux provodnistas), le remplissage des tasses d’eau chaude au samovar. Tout est source de contacts et d’échanges. L’ambiance est sympathique et les gens bienveillants les uns avec les autres.

Nous aurons entre autre l’occasion de discuter/jouer/manger/boire avec:

Nadia, une institutrice d’Irkoutsk qui va voir son père à Kiev et qui se fera un plaisir de faire faire des divisions à Joseph.

Joseph et son institutrice du moment

Joseph et son institutrice du moment

Timour, un jeune homme de 16 ans qui maitrise très bien l’anglais, à une haute estime de Marine Le Pen (un peu moins à la fin du trajet je l’espère…), se demande encore pourquoi Depardieu est venu en Russie (selon lui, il a sûrement été payé par Poutine) et trouve que le Uno est un jeu amusant.

Photo souvenir avec Timour (et Grisha qui s'est invité sur la photo)

Photo souvenir avec Timour (et Grisha qui s’est invité sur la photo)

Hélène et son fils Hilia ainsi que Sveta et son fils Denis avec qui les enfants découvriront les jeux de cartes russes et en échange leur apprendront les joies du Uno.

Partie de cartes

Partie de cartes

Sacha et Masha qui s’interrogent sur l’école à la maison, nous expliquent les méthodes pédagogiques en Russie, nous font une démonstration efficace de l’apprentissage de l’anglais avec support vidéo, que Sacha est en train de mettre en place (Joseph et Inès ont adoré), nous parlent du retour en force des religions dans la vie russe et nous montrent une vidéo sur leurs bains dans les lacs gelés.

Avec Masha et Sacha

Avec Masha et Sacha

Avec eux nous aurons aussi l’occasion de siffler quelques bières en comparant la qualité gustative des poissons séchés de la région de Novossibisrk (achetés lors d’un arrêt du train) avec le fameux omoul du Baïkal. Nos voisins de compartiment n’auront même pas un mot désagréable sur l’odeur infernal, que nous leur avons imposée pendant toute la dégustation. L’un d’entre eux viendra même nous offrir la moitié d’un gros gâteau pour finir en beauté notre repas. La provodnista, quant à elle, nous rappellera qu’il est interdit de boire de l’alcool dans le train, mais que si les bouteilles restent sous la table ça ira bien…Il est aussi interdit de fumer, mais si les fumeurs assouvissent leur besoin entre les wagons ça va. Et puis il ne faut pas mettre de multiprises sur celle du train, mais notre prise multi USB (6 appareils à la fois) sera admise pour le plus grand bonheur de tout le wagon…Comme me le résumera très bien Sacha : « En Russie tout est interdit, mais tout est permis, il faut juste savoir s’y prendre ! »

Quelques nouvelles russes de Dostoïevski, Gogol, Pouchkine et Tchekhov, ainsi que l’inévitable relecture de Michel Strogoff, et nous voilà arrivés à Moscou à 4 heures du matin dans la joie et la bonne humeur !

Arrivée à Moscou, photo souvenir avec Sacha et une des deux Prodovista

Arrivée à Moscou, photo souvenir avec Sacha et une des deux provodnista

Il est 5 h, Moscou s’éveille...

Il est 5 h, Moscou s’éveille…

 

Le transsibérien (Joseph)

Pendant notre périple en Russie, nous nous sommes arrêtés à Irkoutsk pour prendre le transsibérien en direction de Moscou, car la Russie c’est grand. Comme nous avons pris les tickets au dernier moment, nos couchettes étaient réparties dans tout le wagon. Ce qui, à priori, n’était pas pratique; mais nous a donné plus de place pour le rangement des vélos, et nous a permis de rencontrer plus d’amis.

Les vélos

La partie compliquée dans les gares et les trains, c’est d’arriver à mettre les vélos dedans. Quel temps faut-il pour les démonter, s’arranger avec le personnel du train etc… Ce qui est particulièrement difficile, ce sont les escaliers.

Dans le train avec les vélos rangés au-dessus de ma couchette

Les amis

Côté positif dans les trains, c’est que ça repose beaucoup, et on a le temps pour se faire de bons copains avec qui jouer à un jeu de cartes russe par exemple.

Partie de cartes avec nos amis russes

Partie de cartes avec nos amis russes

Encore une partie de carte !

27 Août : Le grand retour !

Petit à petit, tour de roue après tour de roue, nous voilà de plus en plus proches de la fin de cette première grande partie de voyage…

Nous serons de retour à Montpellier le samedi 27 août.

Il va de soi que nous serons très heureux de partager ces derniers moments avec ceux qui le souhaitent. Voici donc notre programme pour que vous puissiez choisir l’option qui vous va le mieux lors de nos 2 derniers jours:

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Option 1 : vous souhaitez vous aussi profiter des bienfaits du voyage à vélo sur plusieurs jours : Allez vite faire un tour sur la carte de notre trajet prévisionnel qui, une fois n’est pas coutume, est relativement précise  sur notre parcours de retour en France. Et dites-nous où vous souhaitez nous retrouver !

Option 2 : Vous souhaitez pédaler les deux derniers jours avec nous. Prévoyez-alors de nous retrouver le vendredi 26 aux alentours de Galician (30) pour profiter de belles pistes cyclables en Petite Camargue (environ 40-50 km). Le soir nous camperons à Notre-Dame de la Route à Palavas. Le lendemain nous rejoindrons tranquillement Montpellier pour pique-niquer au Parc Montcalm.

Option 3: Vous nous retrouvez samedi 27 matin à Notre-Dame de la Route à Palavas pour faire avec nous le trajet jusqu’au parc Moncalm (environ 15 km)

Option 4 : Vous nous retrouvez directement au Parc Montcalm Samedi 27 août à midi et demi pour partager avec nous notre dernier pique-nique.

Option 5 : (cumulable avec les autres options, of course) : Dimanche 28 à 11 heure, vous venez à l’église Notre-Dame de la Paix pour une belle messe d’action de grâce.

Option 6 : vous avez une autre idée en tête : parlez-nous en ou bien faites comme vous voulez, nous sommes fans des imprévus.

IMPORTANT : Seuls les histoires, les sourires, la bonne humeur et les encouragements éventuellement nécessaires seront fournis. Les différents repas/pique-niques seront tirés du sac et partagés. Pour la nuit du 26, prévoir tente, duvet, dîner etc.

Quand vous aurez fait votre choix, dites-le nous.

PS : Notre itinéraire a été mis à jour avec les deux cartes du parcours en Asie et la

carte de notre trajet de retour avec le prévisionnel. Nous avons aussi mis à jour la page d’accueil du blog

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Interview vidéo d’Albane

Vidéo

Une journée de M… ou pas…

de Lappeeranta (Finlande), le 18 juin 2016

Bah oui ça arrive quand même !

(Récit de la journée du 3 juin)

Ce jour-là nous comptions relier le village de Nikola le long de l’Angara (unique exutoire du Baïkal) à Irkoutsk. Vite, vite, il est grand temps pour nous de rejoindre Moscou, car notre visa ne dure qu’un mois.

Pour cette étape, préparée un peu trop au dernier moment, notre appli favorite: openrunner, indique que la somme des dénivelés positifs est de 1100 m en 70 km!!! Du jamais vu pour nous! Ça ne s’annonce pas très très bien… Et en plus la pluie risque d’être de la partie, youpi!

Les montagnes russes !

Les montagnes russes !

Mais dans quoi nous sommes nous embarqués?? Et voilà les « tu vois je te l’avais bien dit »-« mais non, pas du tout »-« on aurait plutôt dû faire ci »-« mais non, fallait passer par là »… Qui font leur apparition. Bref on vous passe les détails !

Heureusement, à bien y regarder, Antoine découvre qu’il y a une liaison bateau vers Irkoutsk à 20 km de là, mais peut-être pas dès demain… Nous nous endormons, confiants.

A 9h, prêts à partir, nous cherchons auprès de l’hôtelière la confirmation pour le bateau.

– 1ère M… le service de navigation commence le 4 juin… c’est demain ! Impossible pour nous d’attendre, il faut vraiment qu’on prenne nos billets de train sans tarder car il n’y a apparemment plus beaucoup de places libres dans les trains.
Alors, coûte que coûte, nous nous engageons dans notre étape.

– 2ème M… le vent nous fait face. Et les conifères qui bordent la route ne semblent pas beaucoup amoindrir sa force.

30 minutes plus tard,

– 3ème M… il pleut et pas qu’un peu!!!!

Nous commençons à nous résigner, il est déjà 11h et il sera impossible pour nous de relier Irkoutsk aujourd’hui sans obtenir de l’aide. Allez c’est parti, nous nous préparons pour du camion-stop! C’est qu’il faut de la place pour emmener nos 4 vélos. Toute la famille « zieute » les camions de passage: trop petit, trop de sièges dans ce modèle-là, déjà plein, … Puis « Ah celui là c’est bon! » Nous faisons de grands signes. Le conducteur s’arrête: cool! Mais…

-4ème M… Il va à … 6 km d’ici et Irkoutsk est encore à 50 km. Ce n’est pas encore pour cette fois.
Les enfants râlent. C’est que nous commençons à être sacrément mouillés et le moral, comme la pluie, dégouline dans les chaussettes.

Pluie, vent de face et route "yoyo", manquerait plus qu'on crève un pneu ...

Pluie, vent de face et route « yoyo », manquerait plus qu’on crève un pneu …

Encore 2 ou 3 fausses alertes et puis après 30 km d’une route « en yoyo » harassante, le bon samaritain arrive, avec son vieux camion plateau vide, et ses 5 places à l’intérieur. Oui il s’arrête. Oui il va à Irkoutsk. Oui il veut bien nous emmener. Oui il nous aide à installer les vélos à l’arrière et à les sangler. Oui les enfants ont le sourire et nous aussi!

Joie et bonheur, ce camion était là pour nous !

Joie et bonheur, ce camion était là pour nous !

40 minutes plus tard, ayant pu apprécier les énormes côtes évitées, nous sommes à l’entrée de la ville. Nous proposons, sans succès, de participer aux frais de route, remercions chaudement notre sauveur du jour et lui offrons notre carte souvenir (qui fait toujours un effet du tonnerre). Une petite photo et hop nous avalons les 10 km restant pour rallier la gare d’Irkoutsk !

Notre bon Samaritain du jour. Spaciba !

Notre bon Samaritain du jour. Spasiba !

Voilà comment fabriquer un vrai souvenir familial !

Bleu russe

Il est là, au bout d’une longue route bordée de conifères. Il nous échappe encore derrière les fameuses montagnes russes que nous affrontons depuis ce midi.

Et puis voilà nous y sommes : devant le lac le plus profond du monde! Il nous tend les bras, sous un ciel franc au bleu si pur.

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Signature éphémère

Où allons nous dormir ce soir? Devant le Baïkal ça c’est sûr! Deux, trois courses et une grande bière (pour fêter ça!) au « магазин » (magasin) du coin, puis nous partons à la recherche du meilleur spot pour passer la nuit. La journée a été rude, car outre la route qui ondule, le vent a soufflé fort et malheureusement il ne jouait pas dans notre équipe aujourd’hui! Alors après 70km et 5h de vélo, à bout de mollets, nous aspirons au repos.

Quelques baraques en bois, plus ou moins abandonnées surplombent le lac là-bas. Nous y allons. Celle-ci semble habitée, nous nous approchons. La barrière est fermée. Un chien gueule. Une porte s’ouvre. C’est André. Il est grand, imposant, un peu plus âgé que nous et vit avec ses vieux parents. Vraisemblablement on le bouscule, on le dérange. Eh! ce n’est pas tous les jours qu’il voit passer les Chamavélo! Il hésite, mais la tribu insiste, et finalement il ne mettra pas longtemps à nous ouvrir son bout de jardin qui tombe dans le Baïkal. Spectaculaire! Ce soir, encore une fois, nous ne pouvons douter de la présence de Dieu à nos côtés, ouvrant les cœurs et œuvrant pour notre bonheur.

Alors que le soleil plonge dans les eaux transparentes, notre hôte du jour nous apporte une table, des chaises, une grande bonbonne d’eau, l’électricité pour charger les téléphones, un samovar et même son gros manteau fourré, qui nous réchauffera les pieds toute la nuit. Le soleil n’est plus, le froid arrive, il est 21h et nous rentrons nous coucher dans nos deux « chambres » en tissu avec vue imprenable.

Au matin, le soleil est déjà haut. La chaleur emplit les tentes. Allez! Tous dehors! Nous rangeons les 8 duvets (nous avons dû en doubler certains en arrivant en Mongolie), la couverture, les 5 draps et les 5 matelas. Démontons les 2 tentes et remettons les 20 sacoches sur les vélos. De quoi se mettre en appétit pour un petit déj en « terrasse ». Entre temps, les enfants sont déjà sur la plage de sables et de galets. Au loin, nous apercevons les montagnes enneigées. Andrei vient à notre rencontre et nous « discutons » du chemin parcouru et à venir. Il nous soufflera l’idée de prendre le « Circum Baïkal train » pour éviter un fort dénivelé cent kilomètres avant Irkoutsk. Why not?

Il est l’heure pour nous de reprendre la route. Il est quand même 11h! Nous lui donnons notre habituelle petite carte de remerciement. Andrei, lui, nous offrira un petit tableau en bois représentant le Baïkal et sculpté par ses soins. Après la traditionnelle photo souvenir nous reprenons notre route.

Pendant une semaine, nous allons avoir le bonheur de longer cette immensité plane et silencieuse, alors que nous jouons au yoyo sur la route de montagne le long de ses berges. Nous allons planter la tente dans des décors grandioses, seuls au monde, mais jamais loin du train qui ceinture le lac au plus prêt. Nous allons déguster du омуль (Omoul) fumé ou séché, succulent poisson du Baïkal, qui se vend sur des petits stands le long du lac.

Nous ferons d’improbables rencontres au bord de la route:

Junus qui nous invitera à déjeuner avec son équipe d’eco-volontaires dans leur yourte en bois,

Louba, 8 ans, qui rentre du village en longeant la voie ferrée et qui s’invitera pour jouer et dîner avec nous,

Vladislav, la trentaine, vêtu comme un soldat russe des années 1920, tout en matières naturelles, qui marche de Vladivostok jusqu’à St Petersbourg avec un tout petit sac à dos et avec qui nous partagerons un pique-nique au bord du lac.

Notre « petit » tour du lac entre Boyarskiy et Kultuk se poursuivra en train au plus prêt du Baïkal dans le mythique Circum Baïkal train, 70 km en 5 heures!!! Là encore, on a le temps de profiter du paysage et de regarder les petites datchas perdues le long du lac. Alors on se dit que vraiment la Sibérie en hiver, avec le lac gelé, ça doit être quelque chose d’exceptionnel ! Arrivée à Port Baïkal nous trouvons une petite barque à moteur pour nous faire traverser l’Angara. L’aventure continue!

Demain nous avons encore 70 km pour rejoindre Irkoutsk, et la route ne s’annonce pas des plus faciles…A suivre!

Des vélos et un bateau

Saint Petersbourg, Russie, 12/06/2016

Vous aimez suivre nos aventures familiales à vélo ?

Et si vous suiviez aussi une grande aventure en bateau ?

Embarquez sur IA ORANA IV avec la famille Behaghel !

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Ce sont de très bons amis, une belle famille avec 4 enfants de 2 à 9 ans et ils vont partir à l’aventure en voilier !

Vous pouvez voir leur site web ici : IA ORANA et nous vous recommandons chaudement de vous abonner à leur journal de bord (tout en bas de leur site).

Message privé : Anne-Laure et Momo, que la One Eye’titude soit avec vous !

Les Cham à vélo

En passant

De retour en Europe !

Après 81 heures de transsibérien entre Irkoutsk et Moscou, et le franchissement de l’Oural, nous voilà arrivés ce matin à 5h sur la Place Rouge ! Nous voilà donc de retour en Europe.

Notre périple en Sibérie au bord du lac Baïkal et nos 4 jours dans le transsibérien vont mériter au moins un article que nous ne manquerons pas de vous envoyer bientôt.