Le jour où tout a commencé

Bord du lac Baïkal – Russie, 27 mai 2016

IMG_9908

Vous êtes en plein dans l’organisation de vos vacances d’été, certains comme Virginie (voir commentaires en page d’accueil) ont prévu un voyage en vélo et en famille.

En voilà une excellente idée!

Voilà comment tout a commencé pour nous :

Prologue:

Juin 1999 : Nous nous sommes rencontrés, puis il est parti à vélo, avec son meilleur ami, parcourir le monde pendant 10 mois. Après plus de 18000 km, dont quelques centaines que j’ai parcouru avec eux en Syrie et Jordanie, il est rentré finir ses études. Puis nous nous sommes dits « oui » et nous nous sommes dits aussi, qu’un jour, nous repartirions avec les enfants que nous espérions !

25-01

An 2000: Antoine et Olivier à la frontière Inde-Népal

1/ Été 2011 – Canal du Midi : Carcassonne-Béziers / 5 jours – 100 km, rien que ça!

En famille, tout commence l’été 2011. Albane a presque 2 ans. Elle peut donc passer un peu de temps dans un siège bébé sur le porte-bagages ou dans une carriole accrochée au vélo d’Antoine. Joseph aura 5 ans en novembre. Il sait faire du vélo tout seul mais il ne peut pas encore parcourir de longues distances. Il sera donc relié au vélo de Géraldine par une barre d’attelage (Trailgator). Inès a bientôt 7 ans. Elle est capable de parcourir 20 km seule sur du plat et en sécurité quand il n’y a pas trop de voitures. Nous choisissons donc de rouler le long d’un canal. Le plus près de chez nous, c’est le Canal du Midi.

Pour cette première aventure familiale, nous « blindons » l’organisation: réservation à l’avance de toutes nos nuits en chambres et tables d’hôtes: le grand luxe! Et le midi : pique-nique, facile.  Établir les étapes à l’avance constitue un avantage (rien à se préoccuper pendant le périple) et un inconvénient (impossible de faire évoluer le trajet en cours de route). Ainsi parés, nous sommes partis de chez nous avec nos vélos habituels (n’importe quel vélo type « Décathlon » en bon état fait largement l’affaire), une carriole (achetée sur E-bay moins de 100 euros), une paire de sacoches pour nos vêtements, la trousse à pharmacie, le matériel de réparation, quelques ustensiles de cuisine pour les pique-niques et nos gourdes.

Quel sentiment de liberté en quittant la maison à vélo, direction la gare de Montpellier. Après avoir descendu et remonté avec nos 4 vélos, les habituelles marches pour passer sous les voies de chemin de fer, nous installons les montures au lieu indiqué dans le TER.
Nous descendons à Carcassonne et c’est partie pour une belle promenade le long du canal, hors du temps et en plein air. Après 5 jours de découvertes tranquilles, le classique genou écorché pour Inès et de beaux souvenirs dans la tête, nous reprenons le train à Béziers pour Montpellier.

Quand l’année d’après nous avons demandé aux enfants quel genre de vacances ils voulaient, ils ont été unanimes: faire du vélo!

2/ Été 2012 – canal de la Marne à la Saône: Saint Dizier – Langres / 7 jours – 200 km, oh oh on s’envole!

Et c’est reparti! La configuration avec les vélos est restée la même (Albane 3 ans, Joseph 6 ans, Inès 8 ans). Mais nous souhaitons plus d’autonomie et embarquons avec nous une vieille tente, de fins matelas mousses, des duvets, un réchaud et la popote. Tout cela ira alourdir la carriole et une paire de sacoches plus grandes que l’année passée.

Cette fois, nous avons atteint notre lieu de départ en voiture. Nous la garons sur le parking de la gare de Saint-Dizier. Il suffira à l’un de nous de prendre un train depuis notre ville d’arrivée pour venir récupérer le véhicule.

Pendant la balade, nous avons alterné les campings (sans réserver) quand il y en avait, et les bivouacs sauvages ou semi-sauvages quand ils sont proches d’habitations. Dans ce dernier cas, nous demandons toujours l’autorisation aux voisins les plus proches et bénéficions ainsi de leurs conseils, d’une sorte de protection et souvent aussi d’un coup à boire, d’eau potable, d’une douche ou de je ne sais quelle autre belle surprise…

Pour les visites, nous avions parfois identifié un site à découvrir, parfois eu le plaisir de découvrir des lieux intéressants non prévus au programme. Il n’est pas toujours facile de trouver où poser vélo et bagages le temps des visites mais en général, il y a toujours une solution.

Pour l’orientation, nous avons utilisé des cartes routières et touristiques pour situer les villages traversés et anticiper les ravitaillements, campings ou petits restos.

En moyenne, nous avons fait 25-30 km par jour, en fonction de l’endurance des enfants. De temps en temps, Joseph pédalait seul. Albane alternait entre le siège bébé et la carriole derrière Antoine. Le canal était désert, les chemins de halage bien goudronnés parfaitement entretenus avec des zones d’arrêt pour les péniches, où nous pouvions bivouaquer. C’était paisible et ressourçant.

Et l’année prochaine, qu’est ce qu’on fait ? A l’unanimité: on recommence !

Antoine se plaît à dire que le voyage à vélo c’est comme une drogue, une fois que tu as commencé tu ne peux plus t’arrêter…

3/ Été 2013 – canal des Houillères de la Sarre puis canal de la Marne au Rhin: Sarrebruck (Allemagne) – Gondrexange – Strasbourg / 8 jours – 200 km

Cette fois, nous laissons notre voiture dans la banlieue de Sarrebruck. Nos bicyclettes ont fait la route sur un porte-vélos arrière pour les plus grands et dans le coffre pour les plus petits. A la fin du périple, à Strasbourg, nous prendrons, avec nos vélos, un train pour Sarreguemines  et rebrousserons une petite partie de notre chemin pour retrouver notre voiture à Sarrebruck.

Cette année nous avons une toute nouvelle tente ultra légère 4 places (Merci les amis pour ce beau cadeau d’anniversaire de nos 10 ans de mariage!). Les enfants sont encore petits et la tente suffisamment grande. De toutes façons, les tentes de rando légères n’existent pas vraiment pour une famille de 5 ! Au final, cette tente pour 4 nous accompagne encore aujourd’hui. C’est normalement la « tente des enfants », mais il nous arrive de tous dormir dedans, quand nous avons la flemme de monter la « tente des parents »!

A 7 ans Joseph n’utilise plus la barre de traction. Albane a 4 ans et profite encore du confort de la carriole, mais elle est maintenant trop grande pour le siège bébé. Et pour Inès, 9 ans, ça roule chargée (sur le porte-bagages, pas dans les veines !). Au total, nous emportons la tente, 4 tapis de sol, 5 duvets, la popote, les vêtements, la trousse de toilette, la trousse à pharmacie et le set de réparation. Tout cela tient dans 3 paires de sacoches et la carriole.

Cette balade à travers l’Alsace a été magnifique, calme, et parfois humide! Mais circuler sur du plat dans l’Alsace Bossue, les étangs, la forêt, les rues de Strasbourg, c’était loin d’être monotone!

(Des supers guides vélos .pdf pour ces canaux ici et là)

Alors les enfants, que diriez vous de quitter les canaux français pour les pistes cyclables du plat pays ?

4/ Été 2014 – la Hollande de Utrecht à Utrecht/ 300 km – 9 jours

Cette année là, nous avons testé la pluie et le vent! Mais on a joué encore la sécurité avec les nombreuses pistes cyclables que compte la Hollande. Dans ce pays, impossible de faire des bivouacs sauvages. Heureusement, les campings (essentiellement pour caravanes ou mobilhomes) sont partout. Avec notre petite tente, on faisait souvent office de martiens! Nous avons abandonné notre voiture sur le parking de notre 1er camping, où nous reviendrons 9 jours plus tard.

Maintenant c’est au tour d’Albane, 5 ans, de profiter de la barre de traction, même si elle réclame régulièrement de pédaler seule, ce que nous lui accordons pour 2-3 kilomètres de temps en temps (car le rythme est encore vraiment lent sur son mini-vélo). La carriole est toujours de la partie et nous permet de stocker nos affaires de camping. Joseph et Inès portent des affaires également.

Pour ce périple, la pluie nous accompagnera tous les jours brièvement, l’occasion de mettre les vêtements de pluie et d’apprendre à relever les shorts pour ne pas trop les mouiller. Le vent sera aussi bien présent pour nous sécher, nous déséquilibrer ou nous ralentir… Nous ferons nos premiers tests de résistance! Deux principaux souvenirs :

  • la circulation très difficile entre les vélos à Amsterdam
  • la traversée de l’Ijsselmeer par la digue entre Enkhuizen et Lelystad, où nous avons du affronter la pluie battante et le vent de face sur 30 km, puis monter la tente dans les toilettes du camping pour ne pas la tremper et finir la journée en beauté par un super resto « a volonté » !

La suite, bien sûr, vous la connaissez.

IMG_9907

 Pour ce périple actuel:

– Nous n’avons fait aucun entraînement physique spécifique.

– Nous avons investi dans des vélos plus solides et résistants aux voyages au long cours et dans du bon matériel (sacoches, matos de camping, photo, électronique, vêtements « outdoor », …)

– et surtout nous avons décidé de nous lancer pour aller un peu plus loin!

IMG_0004Si vous souhaitez vous aussi commencer votre aventure, je vous conseille notamment:

– d’y aller gaiement avec ce que vous avez sous la main et de faire des premiers périples ultra simples et faciles.

– de lire le « Manuel du voyage à vélo » publié chaque année par l’association CCI (Cyclo Camping International)

– Et surtout de venir partager un bout de route avec nous cet été, nous serons en France au mois d’août et nous avons prévu des étapes tranquilles (et d’autres moins) ! Avis aux amateurs…

[Disclaimer] Les Cham à vélo déclinent toute responsabilité en cas d’addiction forte et compulsive à la pratique du cyclotourisme, seule, entre amis, en famille, à vélo, à tricycle, en tandem ou par toute autre moyen de locomotion à roues mue par la force humaine et cela sans aucune limite de territorialité particulière. Par contre nous assumerons bien de recevoir des photos de vos exploits !

IMG_3329

Et comme le disent si bien Aude, Christophe, Alice et Célia sur leur super carte : A chacun son style !

Publicités

En passant

C’est parti pour la Russie … et après ?

Ulan Ude, Russie, 25 mai 2016

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Voilà 5 jours que nous pédalons sur les routes russes, entre des steppes de plus en plus verdoyantes et fleuries et des paysages de transitions vers la taïga et ses conifères. Le lac Baïkal est en ligne de mire. Nous avons hâte de découvrir la plus grande réserve d’eau douce de la planète, même si le vent ne semble pas décidé à souffler dans notre sens! Puis nous prendrons le Transsibérien pour Moscou puis Saint Petersbourg, où nous retrouverons les parents d’Antoine.

Et après?

Vous êtes nombreux à nous demander la suite de notre programme. Nous nous sommes longtemps posés la même question !
Ce vaste sujet à fait l’objet de grands débats familiaux:

  • continuer une année de plus en direction des Amériques
  • se poser dans un pays anglophone pour améliorer nos compétences linguistiques
  • acheter une yourte et élever des yacks dans la vallée de l’Orkhon
  • rentrer à la maison pour retrouver nos familles, nos amis, l’école,

Nous avons finalement choisi la dernière option et nous serons de retour à Montpellier le samedi 27 août 2016 (à noter dans vos agendas), juste à temps pour que les enfants puissent effectuer leur rentrée scolaire.
La suite du périple est encore à écrire. Affaire à suivre…

Après la Russie, que nous quitterons le 18 juin, nous envisageons de pédaler en Finlande puis dans les pays Baltes, en Suède, au Danemark, en Allemagne pour finalement revenir en France du côté de Mulhouse début août. Nous prévoyons 750 km de vélo sur les routes françaises pour retrouver notre home sweet home.

Il va sans dire que nous serons heureux de partager un bout de route avec ceux qui le souhaitent. Nous sommes à votre écoute pour organiser cela dès que vous le souhaitez. Le prochain article du blog devrait vous encourager à enfourcher la petite reine.

Petit message de service pour vous dire aussi que nous avons pris le temps de répondre à vos commentaires sur les différents articles et pages. Une soixantaine de réponses vous attendent. Merci pour tous vos messages, qui sont assez souvent lus en temps réel (magie de la technologie globalisée) et qui sont à chaque fois très appréciés par tous les membres de la famille. Merci aussi de votre patience pour nos réponses qui, elles, ne sont pas franchement en temps réel… mais qui sont bien-là. Vous pouvez vérifier.

Vous n’avez pas encore eu le temps de voir nos photos en Mongolie?
==> cliquez ici !<==

A bientôt !

La Mongolie en images

Pour illustrer l’article « Impressionnante Mongolie« , voici le diaporama de nos aventures dans ce pays.

Bon visionnage!

PS : Nous avons mis à jour la carte de notre trajet, qui inclut maintenant aussi le Vietnam, la Chine et la Mongolie

Image

Impressionnante Mongolie !

Sükhbaatar, Mongolie, 19 mai 2016

La Mongolie.

Depuis longtemps ce pays nous faisait rêver. C’est d’ailleurs cette destination qui a orienté tout notre périple depuis Montpellier. C’était notre objectif, nous souhaitions chevaucher en famille dans les vastes étendues mongoles.

Autant vous dire que nos attentes étaient grandes quand nous sommes montés à Pékin dans le trans-mongolien en direction d’Oulan-Bator. Et comme ce blog n’est, ni House of Cards, ni Star Wars, je n’ai aucun scrupule à vous « spoiler » la fin de l’histoire: Nous partons de ce pays avec les yeux remplis de paysages à couper le souffle, les têtes pleines de nos rencontres avec des gens exceptionnels et le sentiment d’avoir vécu pleinement des moments privilégiés en famille.

Épisode 1 : Premiers contacts

Notre premier réveil en Mongolie fut au beau milieu du désert de Gobi, à contempler le lever du soleil sur les dunes et les chameaux, bien au chaud dans les couchettes du train. Une demi-journée plus tard et quelques tempêtes de sable plus loin, nous sommes arrivés à Oulan-Bator. Le temps de se couvrir avec tout ce que l’on peut pour combattre la température négative et le vent glacial, le temps aussi de  lancer nos démarches pour notre visa russe (un vrai bonheur administratif celui-là…) et nous voilà arrivés chez Begzsuren (Warmshowers of course !) qui nous accueille avec sa femme et ses enfants dans leur yourte familiale. Nous sautons à pieds joints dans l’univers mongol: un climat rude, des conditions de vie très sobre et une chaleur humaine qui rend tout simple, facile, amusant, joyeux.

Après nous être lavés les mains, nous nous saluons tous et commençons notre apprentissage de la vie mongole.

Dans la yourte tout s’organise autour du poêle. Il sert de cuisinière, de chauffe-eau et de chauffage. Ici, il fonctionne essentiellement à la bouse séchée et on apprécie beaucoup sa chaleur quand il redémarre le matin pour « déglacer l’ambiance ».

Après le diner, tout le monde pousse la table, les tabourets et tout ce qui peut traîner. C’est l’heure d’étaler au sol de gros feutres de laine de mouton en guise de matelas.

Un petit tour dans les latrines sèches au fond de la cour (pas la peine de prendre de lecture, à -5°C on ne reste pas longtemps au dessus de la fosse) et on retourne vite se mettre au chaud dans son duvet.

Begszuren et sa famille, sont très attentifs à leur alimentation et au respect de l’environnement. Chez eux rien ne se perd, tout se réutilise. Ils vivent à 5 avec 40 litres d’eau par jour (70 les jours de grande toilette), se chauffent avec de la bouse de vache, n’achètent volontairement quasiment aucun produit industriel, préparent tous leurs aliments quotidiennement, réutilisent les eaux usées pour l’alimentation des animaux, … Leur yourte est faite de matériaux naturels (bois, laine, tissus, …), une grande partie des outils et du matériel pour soigner leurs vaches sont faits en matériaux de recyclage avec peu de moyens mais beaucoup d’intelligence.

La seule chose qu’ils dépensent sans compter, c’est leur joie de vivre et c’est drôlement communicatif, comme chacun sait.

Nous sommes émerveillés par cette famille qui semble si bien adaptée aux enjeux du XXIème siècle. A travers ce genre de rencontre, en pleine introspection, nous prenons pleinement conscience du sens du mot « bobo ». Nous avons encore du chemin à parcourir pour être complétement en phase avec nos idéaux.

Épisode 2 : Luxe, calme et chevauchée

Nous quittons la famille de Begzsuren pour commencer nos « vacances dans nos vacances » : un circuit tout organisé, rien que pour nous, de 5 jours en itinérance à cheval dans la vallée de l’Orkhon. Le grand luxe: rien à penser, prévoir, planifier, kilométrer, acheter, solliciter, réparer… juste à profiter du plaisir d’être à cheval en famille, des paysages fabuleux, des cieux incroyables, des troupeaux divers et variés, de la faune sauvage, des rencontres sympathiques et intéressantes, de l’expérience de notre guide Oyouna, de la gentillesse de Mendee (le chauffeur), du calme et de l’efficacité des propriétaires des chevaux (Mordor et Charaz), du confort douillet des yourtes bien isolées, des pauses déjeuners avec plat chaud, … Une parenthèse hors du temps et inoubliable. Albane vous en raconte un peu plus ici.

– Pour info nous avions sélectionné l’agence Horse Back Adventure pour organiser tout cela et il faut dire qu’ils ont été au top du début à la fin. Si vous êtes tentés par cette aventure fabuleuse, consultez-les, ça vaut vraiment le coup. Encore un grand merci à eux ! –

Épisode 3 : C’est dur mais magique

Après cette expérience équestre, nous avons repris nos montures de métal pour faire le trajet retour vers Oulan-Bator. Le périple à vélo a commencé péniblement dans la neige à Karakorum avec la casse d’une fixation de sacoche sur le « camion » maladroitement piloté par Antoine. La journée continuant en poussant les vélos sur une piste de neige et de boue impraticable, le bivouac près d’une yourte et la possibilité de manger au chaud avec nos hôtes ont été les bienvenus. Nous avons appris à dormir par des températures à -10°c au compteur dans la tente à 4h du matin. Et surtout, à sortir de nos duvets quand le thermomètre atteint péniblement les 0°C. Notre parcours empruntait des pistes qui alternaient entre portion roulante, boueuse, herbeuse, sableuse, poussiéreuse, en tôle ondulée, en graviers, … C’était très fatiguant et nous avons passé 2 jours à pousser fréquemment nos vélos sur de nombreux kilomètres. Au rythme d’un village par jour, il ne faut pas les rater pour faire les approvisionnements en eau et en nourriture. Les conditions étaient « sportives » mais nous avons tous beaucoup apprécié de retrouver le rythme des bivouacs et des pique-niques en pleine nature. La météo capricieuse (grosses bourrasques et chutes de neige) nous offrira d’ailleurs l’occasion de prolonger un bivouac pour une journée de plus. Malgré la nécessité de rationner l’eau, les enfants ont beaucoup aimé cette journée coincée dans la tente et sous les duvets. Le retour sur l’asphalte nous permettra d’améliorer notre kilométrage mais le vent changeant s’occupera de nous apporter un peu de variété sur cette longue ligne droite. Ces 400 km nous auront aussi permis de mieux connaître la vie des familles d’éleveurs en Mongolie.

Épisode 4 : Le repos des guerriers

Nous arriverons à Oulan-Bator heureux mais épuisés et sales comme rarement dans ce périple (2 douches en 15 jours…). Les épisodes de pistes sableuses, particulièrement compliquées à gérer en vélo couché, auront eu raison d’un genou d’Antoine et nous espérions vraiment que quelques jours de repos remédieraient à cette douleur (ce qui fut le cas, ouf!).

Après une super soirée chez Froit, racontée par Joseph ici, nous nous sommes posés quelques jours dans un petit hôtel pour nous décrasser, laver nos habits, réparer nos vélos, souffler, nous instruire sur papier et visiter la ville. C’est bon le confort d’une douche chaude et d’un lit identique plusieurs nuits de suite. Après 3 lavages, nos habits sont enfin acceptables, après 3 nuits, nos corps sont assez reposés. Nous retournons avec bonheur passer quelques jours de plus avec Begzsuren et sa famille dans leur yourte au nord d’Oulan-Bator. En quelques jours nous auront aussi l’occasion de croiser plein de confrères à vélo ou en tandem : partage d’expériences, d’itinéraires et de bons tuyaux au programme.

Épilogue : Leurs visas russes en poche, ils partirent pour la Sibérie … mais avant de quitter la capitale, ils ont eu la joie de visiter l’hôpital d’Oulan-Bator ce matin même … Son genou tout juste remis, Antoine s’est offert un joli salto sur douche avec à l’arrivée, une épaule démise (et remise), un pouce en vrac et une belle entaille de 3 cm dans le scalp ! Impressionnant (comme la Mongolie) mais rien de dramatique. Quelques points de sutures et 3 heures plus tard nous pédalions (vive la position du vélo couché pour les épaules en vrac) vers la gare pour attraper un train en direction de la frontière russe.

Ah, oui, je sais, beaucoup de texte et aucune photo. C’est frustrant hein ?

Rassurez-vous, en même temps que cet article, vous trouverez la parution de « La Mongolie en images » qui vous en mettra plein les yeux (nous l’espérons).

Les Cham à vélo

Pirate sans mer (Joseph)

Après notre balade à cheval à l’ouest de la Mongolie, nous sommes rentrés à vélo à Oulan Bator, la capitale. Nous y avons rencontré un membre du réseau Warmshower: Froit Vanderhast, pirate (c’est ce qu’il m’a dit*) , ancien marin et createur de tentes. Il habite ici mais il est originaire de Hollande.

Sa drôle de maison est bricolée de partout en forme de bateau. Il y a même un grand mât pour le drapeau. Son atelier de couture de tentes se trouve au 2ème étage. Dans sa chambre, j’ai été impressionné de voir une vraie belle peau de loup d’environ 1,50 m. Et dans son salon, il y avait un petit bureau-atelier pour fabriquer des maquettes de bateaux en bouteilles. Froit nous a montré les différents outils et matériaux qu’il utilise, ainsi que la méthode pour faire rentrer les maquettes dans les bouteilles.

J’ai bien aimé discuter avec lui parce qu’il a des activités originales et qu’il est très sympathique.

Ça m’a beaucoup amusé de passer une nuit chez lui.

Joseph

*Mais moi je sais que c’est faux!

Le cheval (Albane)

En Mongolie, J’ai fait 5 jours de cheval avec ma famille.

J’étais très joyeuse de remonter sur un cheval. (ndlr : Albane a eu la chance de faire un petit stage de poney l’été dernier).

Sur mon poney, j’étais toute seule. J’étais très fière.  J’ai fait du trot et du galop.

Le soir nous jouions aux osselets avec Oyouna (notre guide).

Pendant la balade j’ai vu plein d’animaux : chiens de prairie, rongeurs, rapaces, troupeaux de chevaux, de moutons, de chèvres, et de yacks.

Albane

Arrivée en Mongolie (par Inès)

Oulan-Bator, le 15 mai 2016

J’ai terminé cet article sur un clavier qwerty et je n’ai pas réussi a mettre les accents pour les photos, j’en suis désolée.

Nous sommes partis le 20 avril de chez Ray & Florence à Beijing, où nous avons eu un accueil formidable! Nous avons pris le trans-mongolien pour Oulan-Bator. Comme nous avions déposé nos vélos la veille à la gare, nous étions obligés de porter toutes nos sacoches sur le dos. C’était très dur! Nous avons tout de même réussi à passer la foule, qui nous bousculait dans tous les sens! Enfin nous sommes arrivés dans le train: « Ah un peu de repos ! « soupira papa.

Le train nous attend pour le depart

A 10h30, le train a démarré. Dans le wagon nous étions presque seuls. Sur le trajet, nous avons profité des paysages magnifiques

A la fenetre du train, traversee du desert de Gobi

et nous avons sortis nos cahiers pour les apprentissages.

Les apprentissages

Le soir nous nous sommes endormis dans des couchettes: « C’est marrant! »s’exclama Albane.

Pret a dormir

Pendant la nuit, le train a beaucoup bougé car les boggies (chariots situés sous le train, sur lesquels sont fixés les roues ) ont été changés à la frontière sino-mongole car les rails n’ont pas le même écartement dans ces deux pays.

Changement des boggies

Au matin nous sommes arrivés à Oulan-Bator. Enfin nous sommes sortis du train! « Brrrrr il fait froid  » nous a dit Albane.

A la sortie du train

Nous avons retrouvé les vélos et nous sommes partis chez notre nouvel hôte qui s’appelle Begzsuren. Il nous a accueillis dans sa yourte, où nous avons passé 3 nuits.

Diner chez Begz, nous sommes autour de la table avec 2 des filles de la famille et un autre cyclotouriste

C’était très sympa chez lui. En plus il a 3 filles et 1 garçon, avec qui nous avons pu jouer. Nous avons aussi pu traire les vaches et les nourrir.

Nous nourrissons les vaches

Puis nous sommes partis en minibus pour notre, tant attendue, balade à cheval. Ce jour là, il a même neigé et nous avons pu faire un bonhomme de neige. Nous étions très contents de pouvoir jouer dans la neige, pour la 1ère fois de notre voyage!

Le bonhomme de neige mongol

Le lendemain, sous le soleil, nous sommes allés à la rencontre des éleveurs et ils nous ont attribué nos chevaux.

A la rencontre des eleveurs

1ere journee a cheval

Pendant la balade, nous avons fêté l’anniversaire de Maman.

Maman souffle sa bougie!

Vous aimeriez en savoir plus sur notre chevauchée? Alors regardez le prochain article d’Albane!

Inès

La Chine en images

De Oulan Bator, Mongolie le 13 mai 2016

Avant de vous dévoiler une partie de nos photos chinoises, je souhaite vous remercier vivement pour tous vos messages à l’occasion de mon anniversaire.

J’ai été très touchée par autant de marques de sympathie. Grâce à vous tous, j’entame dans la sérénité ma quarante et unième année !

Bon diaporama

Image

Le cadeau pour les gagnants (Inès)

Pour notre 100ème article sur le blog, voici enfin le dessin promis à Benoîte, George, Manue, Isabel, la famille San Juan et enfin les Boquet qui sont les grands gagnants du défi « qu’est-ce que maman a osé manger » (Cf. ici et ).

Désolée d’avoir mis autant de temps à le réaliser. Il faut dire que notre emploi du temps est très chargé!

J’espère que les demandes de chacun ont bien été respectées et que le dessin vous plaira.

Inès 🙂

Dessin pour les gagnants